Un peintre moldave de 56 ans est mis en examen et écroué à Paris pour un cambriolage à un million d’euros, rue Bonaparte : bijoux, or et bracelet Cartier volés.

Cambriolage à un million d’euros à Paris : un peintre moldave de 56 ans mis en examen et écroué après son extradition d’Allemagne
Un coffre-fort vidé sans effraction, un bracelet Cartier Tutti Frutti disparu et une clé confiée à une entreprise de peinture : trois ans après un cambriolage commis rue Bonaparte, à Paris, un Moldave de 56 ans a été mis en examen et placé en détention. L’homme, extradé par l’Allemagne, conteste les faits.
Un appartement visité sans effraction
Le week-end du 15 avril 2023, un appartement du VIe arrondissement de Paris est cambriolé, rappelle Le Parisien. Les propriétaires, absents, ne découvrent le vol que le 17 avril. Aucune trace d’effraction n’est relevée : les auteurs sont entrés avec un double de la clé.
Sur place, ils ont fouillé les pièces et trouvé dans une commode la clé du coffre-fort. Ils sont repartis avec des bijoux, des pièces d’or et un bracelet Tutti Frutti de la maison Cartier, pièce de très grande valeur. Le préjudice dépasse le million d’euros.
Des indices matériels très minces
L’enquête démarre sans soutien technique. L’immeuble, occupé par des résidents aisés, n’a pas de vidéosurveillance, et le logement n’était équipé ni d’une alarme ni d’un système de télésurveillance.
Les policiers de la police judiciaire se tournent alors vers l’entreprise de peinture qui était intervenue peu avant dans l’appartement. Les propriétaires lui avaient confié la clé du logement pendant leur absence. Le dirigeant de l’entreprise prévient ses salariés que les policiers s’intéressent à son personnel.
Un salarié parti juste après les faits
Les enquêteurs s’intéressent à l’un des ouvriers, qui a quitté la France peu après le vol. Âgé de 56 ans, il a travaillé dans plusieurs pays européens ces trois dernières années, comme peintre, grutier et chauffeur routier. Père de deux enfants et divorcé, il n’a aucune mention à son casier judiciaire français.
En 2024, il est interpellé en Allemagne dans une autre affaire de vol, puis incarcéré. Une fois sa peine purgée, il est extradé vers la France en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par le juge d’instruction parisien.
Mis en examen pour vol aggravé
Présenté à un magistrat vendredi, l’homme est mis en examen pour « vol aggravé par deux circonstances ». Il nie toute participation au cambriolage.
Devant le juge des libertés et de la détention, le parquet requiert son maintien en détention. Il met en avant l’ancienneté des faits et la grande mobilité du suspect, qui pourrait, selon lui, quitter le territoire s’il était libéré.
La défense dénonce un dossier fragile
L’avocat du mis en cause, Me Sorin Margulis, demande une remise en liberté sous contrôle judiciaire assortie d’une caution. Il souligne que son client aurait agi seul, qu’aucun complice n’a été identifié et que tout risque de concertation est écarté.
Selon la défense, l’accusation repose pour l’essentiel sur le bornage téléphonique, qui situerait l’homme dans le secteur du VIe arrondissement entre le 14 et le 17 avril 2023. L’avocat rappelle que son client avait travaillé chez les victimes plusieurs semaines avant les faits. Il estime que le dossier est mince et que l’innocence de son client pourra être établie au cours de l’instruction.
Une enquête encore ouverte
Les investigations devront déterminer s’il existe d’autres éléments permettant d’établir sa responsabilité, et si d’éventuels complices ont participé au vol.
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