À Aix-en-Provence, un Ivoirien jugé pour avoir détourné plus de 9 000 € à une femme vulnérable d’environ 70 ans est condamné à huit mois de prison ferme.

Aix-en-Provence : huit mois ferme pour avoir détourné plus de 9 000 euros à une femme vulnérable de 70 ans
Jugé en octobre 2026 par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence, Kouakou A. affirmait vivre en couple avec une femme d’environ 70 ans, malgré 48 ans d’écart. Reconnu coupable de vol facilité par l’état d’une personne vulnérable, il a été condamné à huit mois d’emprisonnement ferme.
Une audience chargée, un dossier sensible
À l’ouverture de l’audience, la présidente a prévenu les avocats : en raison de la surcharge du rôle, les débats devaient rester synthétiques. Cette consigne n’a pas été respectée. Premier prévenu à comparaître, Kouakou A. était poursuivi pour « vol facilité par l’état d’une personne vulnérable », rapporte La Provence.
La victime, une femme d’environ 70 ans, n’était pas présente. Son âge avancé explique son absence.
Une relation revendiquée malgré 48 ans d’écart
Devant les juges, le prévenu a assuré qu’ils formaient un couple, et qu’ils étaient même liés par un pacte civil de solidarité (Pacs). « Elle était heureuse avec moi », a-t-il déclaré. Originaire de Côte d’Ivoire, il était arrivé en France à la demande de la septuagénaire. Il vivait depuis quatre ans à son domicile aixois.
C’est pourtant une plainte de la victime qui a mis fin à cette cohabitation.
Plus de 9 000 euros retirés avec sa carte bancaire
Alertée par sa secrétaire, la plaignante a constaté que le prévenu utilisait régulièrement sa carte bancaire pour effectuer des retraits d’espèces. Plus de 9 000 euros ont ainsi été détournés. Elle lui avait pourtant déjà consenti deux prêts, de 35 000 et 18 000 euros, destinés à permettre à sa famille en Afrique d’acquérir une maison et un taxi.
Une expertise médicale déterminante
L’expertise médicale a conclu à un « état de faiblesse psychologique et cognitive » chez la victime, a rappelé la présidente. Les médecins ont aussi relevé son isolement. « Elle souffrait de solitude, et vous en avez abusé », a lancé la magistrate.
Le prévenu a maintenu que sa compagne était « bien avec lui ». Il a toutefois qualifié les faits d’« erreur ». Selon son avocat, il les avait reconnus dès sa première audition en garde à vue.
Un contrôle judiciaire non respecté
Placé en détention provisoire, Kouakou A. devait initialement comparaître libre. Mais il était retourné au domicile de la victime peu après avoir été placé sous contrôle judiciaire. À l’issue des débats, le tribunal l’a condamné à huit mois d’emprisonnement ferme.
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