Un imam de Pierrefitte-sur-Seine a été placé en détention provisoire après une plainte pour agressions sexuelles sur un adolescent. Les détails de l’affaire.

Seine-Saint-Denis : un imam placé en détention provisoire pour des agressions sexuelles sur un adolescent durant plusieurs années
Un imam exerçant à Pierrefitte-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis, a été incarcéré après une plainte pour agressions sexuelles déposée par la famille d’un adolescent. L’homme de 41 ans, qui nie les faits, dispensait des cours religieux à des enfants de 8 à 15 ans depuis plusieurs années.
Une plainte pour des faits anciens
Le 30 août dernier, les représentants d’un adolescent de 15 ans ont déposé une plainte au commissariat visant l’imam de la mosquée Abu Bakar, avenue du Général-Gallieni, rapporte Le Parisien. Le jeune fidèle affirme avoir subi les agressions sexuelles du religieux pendant plusieurs années. Selon une source judiciaire, les faits dénoncés remontent à plusieurs années. À ce stade, aucune autre victime ne s’est manifestée auprès des enquêteurs.
L’homme, de nationalité pakistanaise et jusqu’alors inconnu des services de police, a été interpellé à son domicile de Drancy avant d’être placé en garde à vue dans les locaux de la sûreté territoriale. Il conteste fermement les accusations, une position maintenue lors de son audition et pendant la confrontation avec le plaignant.
Un départ imminent vers le Portugal
L’imam devait embarquer sur un vol pour le Portugal le lundi soir, veille de son anniversaire. Ce départ programmé a visiblement pesé dans la décision des magistrats : soupçonnant une possible tentative de fuite, le parquet de Bobigny a requis son placement en détention provisoire, décision entérinée par le juge des libertés et de la détention.
La mosquée se dissocie du mis en cause
L’annonce a provoqué une vive émotion au sein de la communauté musulmane de Pierrefitte. L’Union Masjid Abu Bakar, qui gère l’établissement fréquenté principalement par la communauté indo-pakistanaise, a réagi par l’intermédiaire de son avocat, Maître Ballal Dilawar.
« L’association n’a pas été informée des faits avant la mise en examen. Le comportement du mis en cause est évidemment inadmissible », a précisé le conseil. L’homme ne figure pas au bureau de l’association, et son titre d’imam n’est adossé à aucun diplôme officiel.
Un communiqué a été affiché à l’entrée du lieu de culte, évoquant une « procédure » engagée contre « un membre » pour des faits « d’une particulière gravité ». Un courrier plus détaillé aurait également été envoyé aux fidèles. L’Union affirme avoir suspendu « toute contribution, participation ou responsabilité » de l’intéressé au sein de la communauté dès qu’elle a eu connaissance de l’affaire.
L’enquête se poursuit, d’autres victimes recherchées
Le dossier est désormais confié à un juge d’instruction, chargé notamment de rechercher d’éventuelles autres victimes. Selon un fidèle interrogé sur place, les offices religieux continuent d’être célébrés à la mosquée depuis l’incarcération de l’imam, assurés par d’autres membres de la communauté.
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je croyais que c’était haram chez eux…