À Nantes, trois distributeurs de pipes à crack livrés en août et financés par l’Agence Régionale de Santé ne sont toujours pas installés. Blocage, enjeux de santé publique et réactions.

Creative Commons CC BY-SA 4.0 – illustration pipes à crack en verre
Nantes : trois distributeurs de pipes à crack, livrés en août, attendent toujours d’être installés
Financés à 100% par l’Agence Régionale de Santé (ARS), trois automates destinés à distribuer des pipes à crack sont stockés depuis août dans les locaux du Caarud de Nantes. Le responsable de l’association Oppelia évoque un blocage « côté police », alors que la consommation de crack progresse dans la ville.
Trois automates livrés mais inutilisés
Les trois boîtiers, de couleur crème et discrets, sont entreposés dans leurs cartons au Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (Caarud), situé boulevard Launay, relate Ouest-France. Gurvan Le Bourhis, gérant de l’association Oppelia, les a reçus en août. Il explique qu’il s’agit de distributeurs de préservatifs remodelés pour délivrer des pipes en verre.
Le responsable attend depuis trois mois de pouvoir les installer en ville. Il souhaite les placer à côté des trois distributeurs de kits d’injection déjà en service : près du CHU, à proximité de la maternité, à Moutonnerie, près de la gare, et au nord de la ville, à l’arrêt de tram Santos Dumont.
Un feu vert légal, mais une installation bloquée
Selon Gurvan Le Bourhis, l’association aurait légalement le droit d’installer ces dispositifs. Il affirme pourtant ne pas pouvoir le faire pour l’instant, et résume : « Ça bloque côté police ».
La Ville de Nantes dit comprendre l’enjeu de santé publique, mais ne se prononce pas et renvoie vers l’ARS. La préfecture et la police nationale font de même. Les distributeurs restent donc inutilisés, alors que la consommation de crack augmente à Nantes. Des interlocuteurs bien renseignés craignent, sous couvert d’anonymat, que ces boîtiers « poussent à la consommation ».
La crainte des habitants du centre-ville
Céline Peremarty, déléguée Force Ouvrière au sein de la police municipale de Nantes, dit comprendre le but de ces installations : réduire la transmission des maladies et limiter les coûts de soins médicaux. Elle estime toutefois que ce raisonnement n’est pas entendu par les habitants du centre-ville, qui y voient une facilitation de la consommation.
À Paris, plusieurs distributeurs de pipes à crack existent déjà dans différents arrondissements. À Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), une polémique avait éclaté fin 2021, quand la municipalité avait décidé de retirer le distributeur, contre l’avis des associations.
Un sujet politique autant que sanitaire
Pour Gurvan Le Bourhis, l’installation relève d’un projet de réduction des risques. Cette pratique est légale, mais elle n’est « pas encore acceptée par tous, même au sein des institutions ». Il ajoute, ironique : « Budgétairement ça passe, idéologiquement c’est autre chose ».
Le dossier est discuté avec la mairie depuis environ trois ans. Selon lui, il avait été demandé d’attendre au moment des élections municipales, puis rien ne s’est fait.
Une consommation en forte hausse
Oppelia a récemment présenté le bilan de son expérimentation dans le quartier Malakoff. Depuis seize mois, une équipe s’y installe avec un camion deux après-midi par semaine pour distribuer gratuitement kits d’injection et pipes à crack.
En un an et demi, l’équipe a enregistré 1 464 contacts, certaines personnes revenant plusieurs fois. Parmi eux, 1 122 concernaient des pipes à crack et 242 des seringues.
Le responsable du Caarud y voit plusieurs intérêts : les distributeurs sont accessibles 24 h/24, ils limitent le risque de transmission de l’hépatite C et ils permettent de diffuser des messages de prévention.
(Merci Alex CABERO)
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NON mais ou va t on !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Du grand n’importe quoi !!
Où va-t-on ? C’est donner la permission de se droguer.
pour qui des français de souche ou les immigrés sans ou avec papiers