Une femme de 45 ans secourue après 5 ans de séquestration dans un garage à Saint-Molf. Une affaire choquante en Loire-Atlantique. Enquête en cours.

Dans le paisible hameau de Kerudal, à Saint-Molf en Loire-Atlantique, une affaire effroyable a éclaté au grand jour le 14 octobre 2025. Une femme de 45 ans, psychologiquement fragile, a réussi à s’échapper après avoir été séquestrée pendant près de cinq ans dans des conditions inhumaines. Cette découverte a choqué la communauté locale et conduit à la mise en examen de deux suspects pour des chefs d’accusation graves, incluant séquestration avec torture ou actes de barbarie.
La découverte choc et l’évasion de la victime
Le soir du 14 octobre, vers 21h30, la victime, partiellement dévêtue et en état d’hypothermie, a frappé à la fenêtre d’une maison voisine pour demander de l’aide. Elle a expliqué aux habitants avoir été séquestrée depuis environ cinq ans dans une habitation adjacente. Les gendarmes, alertés, sont intervenus rapidement et ont constaté son état de santé précaire. Hospitalisée d’urgence, elle a reçu un certificat médical indiquant 30 jours d’incapacité totale de travail (ITT) en raison des sévices subis.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la femme avait “disparu des radars” administratifs depuis avril 2022, coïncidant avec son divorce. Ses comptes bancaires montraient uniquement des virements substantiels vers les suspects, suggérant un abus financier. Le procureur de Nantes, Antoine Leroy, a souligné sa vulnérabilité : “C’est une femme particulièrement fragile psychologiquement et donc en état de vulnérabilité, sinon elle se serait probablement défendue autrement.”
Les conditions inhumaines de captivité
Initialement en colocation avec la suspecte de 60 ans, la victime a été reléguée dans le jardin après l’arrivée du compagnon de celle-ci, un homme de 82 ans. Elle a d’abord dormi sous une tente, puis a été confinée dans un garage attenant, dont la porte était bloquée par des parpaings depuis l’extérieur. Ses conditions de vie étaient effroyables : elle dormait sur un transat, faisait ses besoins dans un pot ou des sacs plastiques, et était nourrie de bouillie mélangée à du liquide vaisselle. Exposée au froid et à la pluie pendant des journées entières, elle a également rapporté des violences physiques et des humiliations.
Le procureur a décrit comment elle pouvait occasionnellement sortir mais revenait, piégée par sa sujétion psychologique. L’évasion a eu lieu alors que l’homme regardait la télévision, permettant à la victime de s’extirper d’un enclos extérieur.
Les suspects et les charges retenues
À la suite d’une perquisition confirmant le récit de la victime, les deux suspects ont été placés en garde à vue le 17 octobre, puis présentés à un juge d’instruction à Nantes. Ils ont admis une partie des faits mais les ont minimisés, selon le parquet. La femme de 60 ans, aide-soignante de profession, a été placée en détention provisoire, tandis que l’octogénaire est sous contrôle judiciaire.
Les charges incluent la séquestration avec torture ou actes de barbarie – un crime passible de la réclusion à perpétuité – ainsi que l’abus frauduleux de l’état de sujétion psychologique et de la faiblesse d’une personne vulnérable. L’enquête, désormais sous l’autorité d’un juge d’instruction, vise à éclaircir les circonstances exactes et les motivations derrière ces actes.
Réactions de la communauté et suites de l’enquête
Dans ce hameau tranquille de la presqu’île de Guérande, où “tout le monde se connaît”, l’affaire a provoqué une stupéfaction générale. Le maire de Saint-Molf, Hubert Delorme, a exprimé sa surprise : “La première réaction, c’est la stupéfaction.” Une voisine a témoigné n’avoir rien entendu ni vu d’anormal, soulignant le choc de découvrir une telle horreur à proximité.
L’enquête se poursuit pour approfondir les éléments, incluant des auditions supplémentaires.
(Merci Alex CABERO)
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Quels individus sont capables de commettre de tels actes?
Aucune justification ne peut étre retenue!
Ces barbares doivent être sévèrement punis, aucune pitié!
Je n’ose mĂŞme pas imaginer ce que cette pauvre femme a dĂ» endurer.