Un homme résidant dans un foyer Adoma à Perpignan a été jugé pour vol avec effraction et menaces présumées après avoir été filmé en train de cambrioler l’établissement.

Un vol dans le foyer où il résidait
L’après-midi du 15 octobre, un dispositif policier est intervenu au sein du foyer ADOMA de Perpignan, une structure d’hébergement destinée aux personnes en difficulté et à l’accueil de migrants. Selon les premiers éléments rapportés par L’Indépendant, un résident de l’établissement, identifié comme Khalid, aurait été filmé par les caméras de surveillance en train de cambrioler un local interne durant la nuit.
Le matériel dérobé – principalement de l’électroménager – est estimé à 1 200 euros. La porte aurait été fracturée à coups de pied. Les images de vidéosurveillance ont formellement identifié le suspect, déjà connu des services de justice.
« Sale travailleuse française de merde »
Plus tôt dans la journée, le même individu aurait eu un comportement agressif envers d’autres résidents et le personnel. Selon les témoignages recueillis, il aurait proféré des menaces à l’encontre d’une secrétaire et d’un agent technique, tout en plantant un couteau dans le sol à l’extérieur du bâtiment. Il aurait également insulté une salariée de l’établissement.
Le mis en cause conteste toutefois ces accusations. À la barre, il affirme : « Je n’avais pas de couteau. Quand je suis alcoolisé, je m’insulte moi-même. » Il nie formellement avoir proféré des insultes ou menaces, malgré plusieurs témoignages concordants.
Une situation financière précaire mise en avant
Face au tribunal, le prévenu a reconnu le vol. Il a expliqué avoir agi par nécessité, déclarant être endetté à hauteur de 4 500 euros et avoir revendu le matériel pour 70 euros, somme qu’il dit avoir dépensée « pour acheter des bières, de la cocaïne et des cigarettes ».
Son avocat, Me Sow, a rappelé que la dernière condamnation de son client datait de 2014, plaidant pour une peine alternative à l’emprisonnement ferme.
Décision de justice
Le tribunal a prononcé une relaxe concernant les faits de menace, estimant que les preuves n’étaient pas suffisantes pour établir l’intentionnalité. En revanche, il a condamné le prévenu pour le vol aggravé : six mois de prison assortis d’un sursis probatoire et interdiction de présence au sein du foyer.
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