À Maubeuge, une femme de 62 ans a été retrouvée morte dans son appartement, présentant de multiples blessures à l’arme blanche. Un voisin de 36 ans, en rupture de soins psychiatriques et déjà condamné pour violences, a été mis en examen pour homicide volontaire.

Une scène de crime d’une extrême violence
Jeudi matin, les policiers de Maubeuge (Nord) ont découvert le corps sans vie d’une femme de 62 ans dans son appartement. Selon le parquet de Valenciennes, la victime présentait « de nombreuses blessures consécutives à l’usage d’un couteau ». Le logement, quant à lui, était « en désordre » et « semblait avoir été fouillé ».
Les premières constatations ont conduit les enquêteurs à privilégier la piste criminelle, relate Le Figaro. Rapidement, l’attention s’est portée sur un voisin de la victime, âgé de 36 ans, qui vivait dans le même immeuble avant de quitter précipitamment son logement.
Le suspect reconnaît les faits, sans expliquer son geste
Interpellé vendredi, l’homme a été placé en garde à vue. Durant ses auditions, il a reconnu « être l’auteur des faits » sans toutefois fournir la moindre explication sur les raisons de son acte. Dimanche, il a été mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention provisoire.
Un parcours marqué par des antécédents psychiatriques et judiciaires
Selon les éléments communiqués par le parquet, le suspect se trouvait « en rupture de soins psychiatriques » au moment des faits. Une expertise médico-psychologique a d’ailleurs conclu à une « altération de son discernement ».
Le trentenaire n’en était pas à ses premiers démêlés avec la justice. Entre 2007 et 2022, il avait été condamné à quatre reprises pour des faits de violences conjugales et sur mineurs de moins de 15 ans, de conduite sans permis sous l’emprise de stupéfiants, ainsi que pour violences aggravées et rébellion.
Une affaire qui relance le débat sur le suivi psychiatrique des personnes violentes
Ce drame remet une fois encore en lumière la question du suivi psychiatrique des patients souffrant de troubles graves et présentant un risque de passage à l’acte. Les autorités judiciaires et sanitaires sont souvent confrontées à la difficulté d’assurer une continuité de soins pour les individus au profil instable et déjà connus pour des antécédents violents.
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C’est impensable de laisser des personnes avec des problèmes psychiatriques en libertĂ©…
Ces individus doivent rester dans des hôpitaux spécialisés sous surveillance et ne pas sortir.