Une famille originaire de la Manche a été prise pour cible par des tirs alors qu’elle circulait de nuit en forêt de Fougères, en Ille-et-Vilaine. Aucun blessé, mais de fortes émotions. Plusieurs incidents similaires auraient été signalés dans la même zone ces dernières semaines.

Une soirée ordinaire qui vire à la peur
La route qui traverse la forêt de Fougères (Ille-et-Vilaine) est habituellement paisible. Mais ce samedi 1er novembre 2025, vers 21 h 30, une famille originaire de la Manche a vécu un moment d’effroi, relate Ouest-France .
Alors qu’ils rentraient chez eux, leur voiture a été prise pour cible par des tirs sur la D177, entre Fougères et Landéan.
« On s’est fait tirer dessus comme des lapins au niveau du croisement qui mène à la base de loisirs », raconte Émilie, la conductrice, encore bouleversée.
À bord : son mari, installé côté passager, et leur fils de six ans, assis à l’arrière.
Des impacts de balle découverts sur la voiture
La famille décrit d’abord avoir entendu deux détonations rapprochées.
« Sur le coup, on a cru à des glands qui tombaient des arbres », confie la mère de famille.
Mais quelques centaines de mètres plus loin, en s’arrêtant pour vérifier, le couple découvre des impacts sur la portière conducteur et sur la vitre arrière : des traces de projectiles, vraisemblablement des plombs.
« J’ai tout de suite dit à mon fils de se mettre à terre, de peur qu’on tire à nouveau », poursuit Émilie, qui admet avoir eu « la peur de sa vie ».
La famille fait aussitôt demi-tour pour rejoindre le commissariat de Fougères, où elle dépose plainte. Une enquête est ouverte et confiée à la gendarmerie du secteur, afin de déterminer s’il s’agit de tirs volontaires ou accidentels.
D’autres automobilistes auraient aussi été visés
Depuis la publication du témoignage d’Émilie sur les réseaux sociaux, plusieurs autres victimes potentielles se sont manifestées.
« On n’était pas les seuls ce soir-là . J’ai reçu des messages de personnes qui ont vécu la même chose, y compris un conducteur de bus », indique-t-elle.
Ces signalements laissent penser à une multiplication d’incidents similaires dans le même secteur forestier, sur la D177.
Les chasseurs écartés des soupçons
La thèse d’un tir de chasse a rapidement été envisagée, avant d’être écartée.
Selon les données de l’Office national des forêts (ONF), la journée du samedi 1er novembre ne figurait pas parmi les jours autorisés à la chasse.
Le président régional de la fédération de chasse l’a confirmé :
« À cette heure-là , ce n’est pas possible. Les horaires autorisés vont de 9 h à 17 h 30. »
Ces restrictions sont fixées par arrêté préfectoral, en vigueur du 26 octobre 2025 au 11 janvier 2026. L’enquête devra donc déterminer l’origine exacte des tirs et si un ou plusieurs tireurs ont pu agir intentionnellement.
« Mon fils aurait pu être touché »
S’il n’y a aucun blessé, le traumatisme reste profond.
« Mon fils aurait pu être touché à la tête… J’en ai fait des cauchemars toute la nuit », souffle Émilie, encore marquée par l’événement.
La famille espère que l’enquête permettra d’identifier les auteurs de ces tirs et d’éviter un drame futur sur cette route traversée quotidiennement par de nombreux automobilistes.
(Merci Alex CABERO)
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