Prévu en décembre à Villeurbanne, le Lyon Antifa Fest a été retiré du Pass Culture à la suite d’une polémique politique. L’événement, accusé de promouvoir des discours anti-police, suscite la controverse jusque dans les rangs du ministère de la Culture.

Le ministère de la Culture retire le festival du Pass Culture
Le Lyon Antifa Fest, rendez-vous musical militant prévu les 12, 13 et 14 décembre prochains à Villeurbanne, ne bénéficiera finalement pas du Pass Culture, dispositif public permettant aux jeunes de financer des activités culturelles.
Cette décision, annoncée mardi par le ministère de la Culture, intervient après une forte polémique politique. Plusieurs élus ont dénoncé la présence de ce festival sur la plateforme publique, l’accusant de relayer des discours hostiles aux forces de l’ordre, relate Le JDD.
Une députée en pointe dans la polémique
À l’origine de la controverse, la députée Anne Sicard (Identité-Libertés), qui avait publiquement interpellé le gouvernement. Selon elle, l’événement s’apparente à « un concert antifa et anti-flic ».
L’élue, qui avait déjà alertée en janvier dernier sur le contenu de certaines offres du Pass Culture, a estimé que l’argent public ne devait pas financer des initiatives politiques ou militantes.
« L’argent des Français ne doit plus financer les concerts d’extrême gauche organisés par les amis du député fiché S Raphaël Arnault », a-t-elle déclaré, rappelant que le Pass Culture représente 244 millions d’euros de fonds publics en 2024.
Un artiste à la réputation sulfureuse en tête d’affiche
La députée a également mis en avant la participation du rappeur Da Uzi, connu du grand public mais aussi des services de police. L’artiste avait été interpellé en mai 2021 pour détention d’armes et trafic de stupéfiants, après la découverte à son domicile de plusieurs kilos de cannabis, une arme à feu et des munitions.
S’il avait été relaxé pour vice de procédure par le tribunal correctionnel de Bobigny, son passé judiciaire reste au cœur des critiques de l’opposition, qui dénonce un choix « provocateur » de la part des organisateurs.
Un débat entre liberté artistique et responsabilité publique
Cette affaire relance le débat sur les limites du financement public de la culture et sur la frontière entre expression artistique et militantisme politique.
Les organisateurs du festival, eux, défendent un espace de liberté et d’engagement social, tandis que leurs opposants y voient une instrumentalisation idéologique financée par les contribuables.
Le Lyon Antifa Fest devrait se tenir comme prévu, mais sans le soutien financier du Pass Culture.
(Merci Yann Bourguignon)
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