Un réseau d’imagerie médicale parisien a déposé plainte contre X après la révélation de plaintes de patientes pour viols et agressions sexuelles visant d’anciens professionnels de santé, tout en ouvrant une enquête interne et en informant plus de 20 000 patientes concernées, afin de coopérer pleinement avec la justice et de renforcer la protection du consentement médical

Paris : un réseau d’imagerie médicale porte plainte pour des faits présumés de violences sexuelles
Un réseau d’imagerie médicale basé à Paris a annoncé avoir déposé plainte contre X après la révélation de plaintes de plusieurs patientes pour des faits présumés de viols et d’agressions sexuelles, révèle Le Dauphiné.
Ces accusations visent d’anciens membres du personnel et un ancien médecin d’un centre d’imagerie situé dans le 17ᵉ arrondissement de la capitale.
La maison mère, qui chapeaute ce cabinet d’imagerie, a saisi le tribunal judiciaire de Paris pour ces faits qualifiés de « suspicions de faits graves à caractère sexuel ».
Cette démarche s’inscrit dans un contexte de forte émotion au sein du groupe, qui rappelle que son activité est historiquement dédiée à la santé des femmes depuis plus de quarante ans.
Des accusations visant d’anciens professionnels
Selon la plainte déposée, le réseau indique avoir été informé de l’existence de plaintes émanant de plusieurs patientes pour viol et agression sexuelle.
Les personnes mises en cause seraient d’anciens professionnels de santé du centre concerné, incluant notamment un ancien médecin et d’anciens membres du personnel.
Ces faits auraient eu lieu dans un cabinet d’imagerie du 17ᵉ arrondissement de Paris, sans que la période précise ne soit détaillée publiquement à ce stade.
Les investigations judiciaires devront déterminer la réalité et l’ampleur des faits dénoncés, ainsi que les éventuelles responsabilités pénales.
Un groupe qui veut afficher son soutien aux patientes
L’avocat du réseau explique que cette plainte vise notamment à répondre à l’émotion suscitée par l’affaire en interne.
Le groupe insiste sur le fait que ces agissements présumés seraient à l’opposé de ses valeurs et de son identité, centrée sur la prise en charge des femmes depuis plusieurs décennies.
Le réseau affirme également vouloir témoigner de son soutien aux patientes et se déclare prêt à collaborer de manière « entière » et « active » avec les autorités pour contribuer à la recherche de la vérité.
L’établissement envisage de se constituer partie civile afin de joindre symboliquement sa voix à celle des victimes présumées, dans le cadre de la procédure.
Enquête interne et ligne d’écoute dédiées
En parallèle de la plainte, le réseau a déclenché une enquête interne destinée à mieux comprendre les circonstances des faits dénoncés.
Cette démarche interne s’accompagne de la mise en place d’une ligne d’écoute téléphonique, destinée à répondre aux interrogations et aux inquiétudes des patientes.
Le groupe évoque des faits qu’il qualifie de « totalement isolés », tout en affichant la volonté de prendre la situation au sérieux.
L’objectif annoncé est de recueillir la parole des patientes, de faciliter d’éventuels signalements et de renforcer le climat de confiance au sein des établissements concernés.
Plus de 20 000 patientes informées par email
La maison mère a adressé un courriel d’information à plus de 20 000 patientes potentiellement concernées par cette situation.
Ces patientes ont été identifiées comme ayant bénéficié de certains types d’examens dans le centre en cause, sur une période d’environ six années, dont la précision chronologique n’est pas détaillée publiquement.
Dans ce message, l’établissement évoque des « suspicions de faits graves à caractère sexuel » et invite les patientes qui s’estimeraient victimes à se rapprocher des autorités compétentes.
Cette démarche vise à encourager d’éventuels témoignages supplémentaires et à faciliter le travail des enquêteurs.
Dialogue avec les pouvoirs publics sur le consentement
Au-delà de la procédure judiciaire, le réseau a demandé à être reçu par les pouvoirs publics.
L’objectif affiché est de présenter des pistes pour une meilleure application de la loi relative au recueil du consentement dans le cadre des examens médicaux.
Le groupe, qui déclare réaliser plus de 700 000 examens par an, souhaite s’inscrire dans une réflexion plus large sur la protection des patients et le renforcement des garanties lors des actes d’imagerie.
Cette démarche se veut à la fois une réponse à la crise actuelle et une contribution à l’amélioration des pratiques dans le secteur médical.
Enjeu de confiance et de sécurité pour les patientes
Cette affaire met en lumière la question centrale du consentement et de la sécurité des patientes dans les établissements de santé.
Les accusations visant d’anciens professionnels d’un centre d’imagerie interrogent la capacité des structures à prévenir, détecter et traiter rapidement les comportements déviants.
La réaction du réseau – plainte, enquête interne, information massive des patientes, dialogue avec les pouvoirs publics – illustre la volonté affichée de restaurer la confiance tout en laissant la justice déterminer les responsabilités.
L’enquête judiciaire et les initiatives annoncées pourraient conduire à des évolutions dans les procédures de recueil du consentement et de signalement au sein des cabinets d’imagerie médicale.
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