Un propriétaire de Romainville a vécu l’angoisse du squat après une location Airbnb. Découvrez comment ce retraité a réussi à récupérer son logement face à un occupant ayant changé serrures et contrats d’énergie. Récit d’une altercation décisive.

Airbnb et squat à Romainville : un retraité reprend son logement de haute lutte
Un septuagénaire de Seine-Saint-Denis a frôlé la catastrophe après avoir loué sa résidence principale sur une plateforme de location. Il est parvenu à récupérer son bien au prix d’une altercation physique avec l’occupant indélicat, qui avait déjà mis les contrats d’énergie à son nom, relate Le Parisien.
L’histoire aurait pu s’enliser dans de longs mois de procédures judiciaires, mais elle s’est jouée en quelques heures sous haute tension. Nicolas (le prénom a été modifié), un ancien intermittent du spectacle âgé de 78 ans, a vu sa tranquillité voler en éclats cet été à Romainville. Habitué à louer ponctuellement sa maison pour financer des rénovations, il ne s’attendait pas à devoir user de la force pour rentrer chez lui.
Le piège de la location saisonnière
Tout débute par une réservation d’apparence banale sur Airbnb. Une certaine « Amanda », dont le profil est validé par la plateforme, réserve le pavillon pour une durée de trois jours. Elle indique venir accompagnée de son conjoint. Lors de la remise des clés, le couple fait bonne impression : bien habillés, arrivant sur une moto imposante, ils présentent un passeport brésilien et inspirent confiance aux propriétaires.
La situation bascule trois jours plus tard. Nicolas reçoit un appel surréaliste. Au bout du fil, l’homme du couple, qui se fait appeler « Nacha », l’informe calmement qu’il ne quittera pas les lieux. Pire, il annonce avoir changé l’intégralité des serrures et souscrit un nouveau contrat d’électricité à son propre nom.
Un face-à-face physique devant le portail
Alerté alors qu’il se trouve à une heure de route, Nicolas, accompagné de sa compagne Ève, fonce vers son domicile. Sur place, le constat est amer : les clés ne fonctionnent plus. Après un passage infructueux au commissariat où on leur conseille de porter plainte, le couple retourne devant la maison. C’est là que la situation se dénoue.
Le squatteur arrive en voiture et actionne l’ouverture du portail. Nicolas saisit l’opportunité et s’engouffre dans l’ouverture avant qu’elle ne se referme. S’ensuit une épreuve de force physique pour maintenir le portail ouvert, une altercation violente qui vaudra plusieurs jours d’Incapacité Temporaire de Travail (ITT) au propriétaire et à sa compagne.
L’intervention décisive des forces de l’ordre
Paradoxalement, c’est l’occupant illégal qui contacte la police, arguant être en danger. Une fois sur les lieux, les agents procèdent aux contrôles d’usage. La situation se retourne alors contre l’occupant : Nicolas présente ses papiers prouvant qu’il est chez lui, tandis que « Nacha » ne dispose que d’une carte vitale.
Sous la pression des policiers, qui menacent de forcer l’entrée, l’homme finit par rendre les clés. L’enquête de flagrance révèle rapidement d’autres délits : le véhicule conduit par le squatteur est volé et ce dernier circule sans permis. Il est immédiatement interpellé. Le parquet de Bobigny a confirmé qu’il sera jugé début 2026 pour violation de domicile et dégradation de bien.
Des dégâts matériels et une faille administrative
Si Nicolas a récupéré son toit, le bilan reste lourd. Outre le choc psychologique, il déplore le vol de documents administratifs et d’effets personnels. Le remplacement des serrures lui a coûté 3 500 euros, une somme que le dédommagement partiel de la plateforme n’a pas intégralement couverte. Le numéro de la prétendue locataire est, depuis, hors service.
Cette affaire met en lumière une faille persistante dans la gestion des contrats d’énergie. Le squatteur a pu résilier l’abonnement du propriétaire et en ouvrir un chez un autre fournisseur sans qu’aucun titre de propriété ne soit exigé. Une pratique légale, les fournisseurs d’énergie ayant l’obligation de ne pas refuser l’accès à l’électricité, mais qui facilite grandement l’installation durable de squatteurs.
Que dit la loi ?
Selon les spécialistes en droit immobilier, Nicolas a eu une chance inouïe. Juridiquement, lorsqu’une personne entre légalement dans un logement (via une location) mais s’y maintient illégalement, la procédure d’expulsion classique peut prendre des mois, voire des années.
La récente loi « anti-squat » de 2023 permet théoriquement de solliciter le préfet pour une mise en demeure de quitter les lieux, mais son application reste soumise à interprétation : l’introduction dans les lieux n’étant pas frauduleuse au départ (remise des clés), certains dossiers peinent à aboutir par cette voie administrative rapide.
De son côté, Airbnb assure prendre très au sérieux ces incidents rares, précisant avoir suspendu le compte du voyageur incriminé et activé ses garanties pour dédommager l’hôte.
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ont marche sur la tête en France et bien sûr des étrangers et Migrants,merçi Darmanin