Une propriétaire de 55 ans a été condamnée par le tribunal de Bordeaux pour avoir commandité une opération contre le squatteur de sa maison à Andernos. Retour sur une affaire de justice privée qui a mal tourné.

Gironde : une propriétaire condamnée après avoir commandité une opération pour déloger un squatteur
Le tribunal correctionnel de Bordeaux a rendu son verdict dans une affaire mêlant occupation illégale et justice privée. Une propriétaire de 55 ans a écopé d’un an de prison avec sursis pour avoir organisé une intervention musclée à l’encontre de l’homme qui squattait son domicile d’Andernos-les-Bains, relate Ici Gironde.
Une détresse exprimée sur les réseaux sociaux
L’affaire trouve son origine sur internet. Désespérée par l’occupation illégale de la maison héritée de son père, la quinquagénaire avait partagé son désarroi sur le réseau social Facebook. C’est à la suite de cette publication que des contacts ont été établis avec des internautes proposant une solution radicale : l’expulsion du squatteur par la force, moyennant finance.
Selon les éléments rapportés lors de l’audience, la propriétaire a versé la somme de 5 000 euros pour organiser cette opération qui a finalement eu lieu le 28 septembre dernier.
Violences et condamnations en cascade
L’intervention ne s’est pas limitée à une simple intimidation. Le squatteur qui résistait à son expulsion a été violenté par deux individus recrutés pour l’occasion. À la suite de ces violences, la « victime » a déposé plainte auprès de la gendarmerie, déclenchant l’ouverture d’une enquête.
Le tribunal a prononcé des peines pour l’ensemble des participants présents au procès :
• La commanditaire : un an de prison avec sursis.
• Les deux exécutants : condamnés respectivement à 10 et 12 mois de prison avec sursis. Ayant effectué trois mois de détention provisoire, ils ont été libérés à l’issue de l’audience. Il est apparu que ces derniers n’avaient perçu que 200 euros chacun sur la somme totale déboursée.
En outre, les trois prévenus devront verser solidairement 1 200 euros de dommages et intérêts au squatteur, reconnu victime de préjudices physiques et psychologiques dans ce dossier.
Un organisateur toujours recherché
Si la commanditaire et les hommes de main ont été jugés, une pièce maîtresse du puzzle judiciaire manque encore à l’appel. L’homme soupçonné d’avoir orchestré l’opération et encaissé la majeure partie des 5 000 euros, un individu surnommé « Bruno », est toujours en fuite. L’enquête de gendarmerie se poursuit pour tenter de le localiser.
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Mieux vaut ĂŞtre violeur que propriĂ©taire…