À Cabriès, dans les Bouches-du-Rhône, l’association « un toit pour Erros » offre une seconde vie aux chiens policiers réformés. Une initiative unique en France qui pourrait bien inspirer d’autres maisons de retraite canines.

Cabriès : « Un toit pour Erros », la première maison de retraite pour chiens policiers de France
Un refuge né d’un engagement humain
Installée à Cabriès, dans les Bouches-du-Rhône, l’association « Un toit pour Erros » est bien plus qu’un simple refuge. Fondée en 2015 par deux conducteurs cynotechniciens de la police nationale, Stéphane et Cédric, elle accueille les chiens policiers réformés qui ne peuvent être adoptés après leur service, relate Ici Provence.
Ces passionnés ont voulu offrir une retraite digne à ceux qui ont longtemps protégé et servi le pays.
Aujourd’hui, trois pensionnaires profitent de ce havre de paix : Ojango, 8 ans, Alpha, 9 ans, et Erros, 17 ans. Ce dernier, doyen et emblème du lieu, incarne à lui seul l’esprit de cette initiative exemplaire.
Le quotidien d’Erros, ancien chien héros
Erros, berger belge malinois, a longtemps travaillé pour la police dans la détection de stupéfiants. Son caractère fort et son âge avancé auraient pu le condamner. Grâce à l’engagement de ses anciens maîtres, il vit désormais dans un environnement adapté à ses besoins : boxes climatisés, couchages confortables et attention permanente.
Stéphane veille sur lui chaque jour : le porter, le rassurer, le soigner font partie de son quotidien. « Erros a servi la France. Il mérite qu’on veille sur lui comme sur un ancien combattant », confie-t-il.
Offrir une retraite à ceux qui ont protégé
Habituellement, les chiens policiers sont adoptés par leurs conducteurs à la fin de leur carrière. Mais lorsque ce n’est pas possible, certains risquent l’euthanasie. C’est pour éviter ce sort injuste que Stéphane et Cédric ont créé cette maison de retraite.
Pour eux, ces chiens sont des policiers à part entière : « La Nation a une dette envers eux », affirment-ils.
Un modèle à développer partout en France
Le succès de « Un toit pour Erros » suscite déjà un intérêt croissant. Les fondateurs espèrent voir naître d’autres structures similaires sur le territoire, pour offrir à tous les chiens de service une fin de carrière paisible et respectueuse.
À Cabriès, cette maison de retraite canine symbolise l’attachement entre l’humain et son plus fidèle partenaire.
La Page Facebook d’un toit pour Éros
(Merci Laurent B.)
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Félicitations pour cette création et cet engagement afin que les chiens policiers en retraite aient un toit.
Comme Erros, ils mĂ©ritent tous d’avoir une fin de vie heureuse, qu’ils soient choyĂ©s, gâtĂ©s….
La France leur doit beaucoup pour les missions, le travail qu’ils ont effectuĂ©s….
Bravo pour cette initiative, ces chiens ont rendu beaucoup de services Ă la nation,n’en dĂ©plaise aux dealers et autres voyous. Ils restent chaque fois que possible avec leurs maĂ®tres pour finir leur vie, dans les familles. Quand ce n’est pas possible, ce ne sont pas des objets, mais des ĂŞtres, douĂ©s de sensibilitĂ©, cette maison de retraite, donne de la dignitĂ©, Ă ces braves serviteurs et aux maĂ®tres de chiens.