À Brest, un homme de 58 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire pour des faits présumés d’inceste, de viols et de violences sur mineurs, après les révélations de son fils de 11 ans. Sa fille de 33 ans, également mère des trois enfants du « couple » et décrite comme victime, a elle aussi été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire, tandis que les enfants ont été confiés à l’Aide sociale à l’Enfance.

Inceste présumé à Brest : un père mis en examen et écroué, sa fille sous contrôle judiciaire
À Brest (Finistère), un homme de 58 ans a été mis en examen pour de multiples faits présumés de viols et violences incestueux, visant sa fille de 33 ans et leurs trois enfants. L’affaire a été révélée à la suite des confidences de leur fils de 11 ans, qui a décrit un climat d’inceste et de violences au sein du foyer familial, relate Ouest France.
Les révélations d’un enfant de 11 ans
Selon le parquet de Brest, l’enquête a débuté après un signalement transmis par le conseil départemental du Finistère, en charge de la protection de l’enfance. Ce signalement faisait suite aux propos du garçon de 11 ans, qui a mis en cause son père et sa mère, également fille de ce dernier.
L’enfant a décrit un environnement familial marqué, selon ses déclarations, par l’inceste, des violences et des comportements sexuels imposés, installés depuis plusieurs années dans le logement occupé par la famille à Brest.
Trois enfants pris en charge par l’Aide sociale à l’Enfance
Le jeune garçon de 11 ans et ses deux sœurs, des jumelles âgées de 8 ans, ont été immédiatement pris en charge par l’Aide sociale à l’Enfance. Les trois enfants ont été entendus par les enquêteurs.
D’après le procureur de la République de Brest, leurs auditions ont, à ce stade, « permis a priori de confirmer » le premier récit livré par le garçon de 11 ans. Les enfants ont ensuite été placés, dans le cadre des mesures de protection décidées par l’autorité judiciaire.
Le collégien s’est vu délivrer une ITT (interruption totale de travail) de 30 jours, tandis que ses sœurs ont bénéficié d’une ITT de 8 jours.
Interpellation du père et de la fille à Brest
Face à ces éléments, le parquet de Brest a ouvert une enquête préliminaire, confiée au service local de la police judiciaire (SLPJ) de Brest. Le 26 novembre, le père et la mère – qui est aussi la fille de celui-ci – ont été interpellés à Brest et placés en garde à vue.
Lors de ses auditions, l’homme de 58 ans a expliqué être « en couple » avec sa fille de 33 ans depuis plusieurs années. Il a reconnu avoir eu trois enfants avec elle. Il a également admis avoir commis des viols sur sa fille, qu’il présente comme sa compagne.
Des faits de soumission chimique et de violences sexuelles
Le quinquagénaire a reconnu avoir administré à sa fille un médicament de type antipsychotique, susceptible de provoquer des somnolences, sans que cela ne soit porté à sa connaissance, dans un contexte de violences sexuelles.
Toujours selon les déclarations rapportées par le parquet, l’homme a également admis avoir contraint son fils de 11 ans à avoir des relations sexuelles avec sa propre mère. Il lui aurait par ailleurs imposé le visionnage de films à caractère pornographique.
Une mise en examen lourde pour le père
À l’issue de sa garde à vue, le père de famille a été présenté à un juge d’instruction. Il a été mis en examen pour plusieurs chefs particulièrement graves, notamment :
• « viol incestueux commis sur un mineur » ;
• « viol avec administration d’une substance à la victime à son insu » ;
• « viol incestueux sur un mineur de plus de 15 ans » ;
• « agression sexuelle incestueuse sur mineur de plus de 15 ans » ;
• « corruption de mineur de 15 ans » ;
• « violences habituelles sur mineur de 15 ans ».
Conformément aux réquisitions du parquet de Brest, l’homme de 58 ans a été placé en détention provisoire.
La mère, également victime, mise en examen
La mère des trois enfants, âgée de 33 ans et fille du mis en examen, a elle aussi été présentée à la justice. Le parquet de Brest rappelle qu’elle est « par ailleurs elle-même victime » des agissements de son père.
Elle a été mise en examen pour « violences habituelles sur un mineur de 15 ans » et « corruption de mineur de 15 ans ». Contrairement au père, elle n’a pas été écrouée mais placée sous contrôle judiciaire, avec interdiction de contact avec les enfants dans le cadre des mesures de protection.
Une enquête toujours en cours et la présomption d’innocence rappelée
L’information judiciaire se poursuit sous l’autorité d’un juge d’instruction. Des investigations complémentaires doivent encore être menées pour préciser le déroulement des faits, leur ancienneté, ainsi que la situation exacte de chacun des protagonistes.
Le procureur de la République de Brest souligne que les deux personnes mises en examen bénéficient de la présomption d’innocence tant qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée.
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Honteux !
Bonjour , si , j’ai bien compris , le père , c’est , en mĂŞme , le grand-père de ses enfants ! Sa fille , c’est aussi , la tante de ses enfants ! Cordialement . Bijour , Ă la censure !
Carence des services sociaux. Cela se passe en France!