Un habitant de Sarcelles de 70 ans et sa femme ont été mis en examen pour avoir escroqué 32 prêtres du diocèse de Paris. Entre 2019 et 2025, le couple aurait détourné plus de 230 000 euros en manipulant la générosité d’ecclésiastiques âgés.

Diocèse de Paris : un couple mis en examen pour avoir escroqué 32 prêtres retraités
Un stratagème élaboré exploitant la générosité d’ecclésiastiques vulnérables rapporte plus de 230 000 euros au préjudice de religieux âgés
Selon les informations du Parisien, un résident de Sarcelles et son épouse ont comparu devant la justice parisienne pour avoir orchestré pendant cinq ans une vaste escroquerie ciblant des membres du clergé. Les faits, qui se sont déroulés entre 2019 et 2025, concernent 32 prêtres du diocèse de Paris victimes d’un système frauduleux sophistiqué.
Une arrestation à la suite d’un signalement du diocèse
Les services de police judiciaire du XVIIᵉ arrondissement ont procédé à l’interpellation du couple mi-décembre. Cette intervention fait suite à un signalement transmis par les autorités diocésaines de la capitale, alertées par la multiplication de plaintes émanant de prêtres retraités.
Le septuagénaire et sa compagne ont été placés en garde à vue avant d’être déférés devant un magistrat instructeur. Les poursuites engagées portent sur des accusations d’escroquerie aggravée visant des personnes vulnérables et de recel de sommes d’origine frauduleuse. Le montant total du préjudice dépasse les 230 000 euros.
Un dispositif de manipulation psychologique élaboré
L’enquête menée par les autorités judiciaires révèle une méthodologie particulièrement structurée. Le principal mis en cause établissait des relations épistolaires suivies avec des ecclésiastiques âgés, multipliant les courriers jusqu’à plusieurs envois hebdomadaires.
Ces correspondances présentaient systématiquement des récits dramatisés : pathologies graves, endettement critique ou risques d’éviction immobilière. La temporalité des demandes était soigneusement calculée, coïncidant avec les grandes célébrations liturgiques pour maximiser la propension au don des destinataires.
Une collecte de renseignements ciblée
Les investigations ont mis au jour une phase préparatoire minutieuse. L’individu procédait à des recherches approfondies sur ses cibles potentielles afin de créer une illusion de proximité personnelle. Cette technique s’avérait redoutablement efficace face à des victimes dont la mémoire pouvait être défaillante.
En l’absence de réaction rapide, l’intensification des sollicitations constituait la seconde phase : démarchages téléphoniques répétés et déplacements physiques au domicile des religieux visés. Cette pression psychologique constante finissait par céder les résistances.
Une organisation conjugale coordonnée
Les éléments rassemblés par l’enquête établissent une répartition des rôles au sein du couple. Tandis que l’homme assurait le démarchage et le maintien du contact, son épouse gérait l’aspect financier de l’opération frauduleuse.
Les flux monétaires transitaient principalement par les comptes bancaires de la femme, constituant ainsi le circuit de blanchiment des sommes obtenues. Les enquêteurs estiment que ces revenus illicites auraient permis au ménage de subvenir à ses besoins durant plusieurs années.
Moyens rudimentaires mais efficaces
Malgré la sophistication du stratagème, les outils employés restaient basiques. Les forces de l’ordre ont établi que le prévenu se rendait régulièrement dans un établissement commercial équipé de postes informatiques en libre accès pour poursuivre ses démarches frauduleuses.
Cette approche low-tech compliquait la traçabilité de ses activités tout en maintenant une capacité opérationnelle suffisante pour alimenter le système d’escroquerie sur la durée.
Mesures judiciaires et perspectives
Suite à leur mise en examen, les deux prévenus ont été placés sous contrôle judiciaire assorti d’interdictions strictes. Tout contact avec les parties civiles leur est formellement prohibé dans l’attente du jugement.
Le dossier devrait être examiné lors d’une audience fixée au courant du mois de juin. Les antécédents judiciaires du principal accusé, déjà signalé pour harcèlement et abus de faiblesse, constituent des éléments aggravants dans l’appréciation des faits reprochés.
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Minable
Franchement honteux !!
Comment des personnes âgées peuvent escroquer des prêtres ??
MĂŞme s’ils avaient des problèmes, il y a des aides qui existent…