Le parquet d’Auch refuse de saisir l’IGPN après qu’un agriculteur gersois a été mis en joue par trois policiers lors d’une action devant La Dépêche. Une enquête pour dégradations vise les manifestants.

Le parquet d’Auch refuse de saisir l’IGPN après la mise en joue d’un agriculteur
Après les actions agricoles du week-end à Auch, dont une opération d’épandage de fumier devant les locaux d’un quotidien régional, la procureure estime que l’intervention policière s’est déroulée dans un cadre légal. C’est désormais les manifestants qui font l’objet d’une enquête pour dégradations, relate Ici Occitanie.
Une sortie d’arme jugée conforme au droit
La procureure d’Auch, Clémence Meyer, a annoncé ce lundi qu’elle ne solliciterait pas l’Inspection Générale de la Police Nationale suite aux événements survenus samedi soir. Trois policiers avaient braqué leurs armes sur un agriculteur en train de déverser du fumier sur la façade d’un journal local.
Selon le ministère public, cette intervention armée respecte le cadre légal en vigueur. Aucune enquête administrative ne sera donc diligentée concernant le comportement des forces de l’ordre durant cette opération.
Des investigations ouvertes contre les manifestants
Si le parquet blanchit les policiers, il se montre en revanche ferme envers les agriculteurs mobilisés. Une procédure judiciaire pour “dégradation en réunion à l’occasion d’une manifestation” a été lancée suite aux actions menées vendredi et samedi dans la préfecture gersoise.
Le conducteur du tracteur utilisé pour l’épandage a été interpellé et entendu durant plusieurs heures dans la nuit de samedi à dimanche. D’autres participants pourraient également être convoqués prochainement en vue d’éventuelles poursuites pénales.
Le syndicat agricole maintient sa position
Malgré la décision du parquet, la Coordination rurale du Gers n’a pas renoncé à ses démarches. L’organisation professionnelle a confirmé qu’elle saisirait directement l’IGPN avec le soutien de son conseil juridique, contestant ainsi l’appréciation du parquet sur la légalité de l’intervention policière.
Ces mobilisations agricoles s’inscrivent dans un contexte de tensions récurrentes entre le monde paysan et les autorités locales, illustrant les difficultés persistantes du secteur.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.





La justice a eu tout Ă fait raison.
Nos FDO ont fait leur travail par rapport aux dĂ©gradations…
Ce n’est pas de cette façon que l’on peut rĂ©gler les problèmes…
Soutien indéfectible à toutes nos FDO