À Rueil-Malmaison, un homme de 52 ans est mort après avoir été poignardé à son domicile le 24 janvier 2026. Son fils de 20 ans a été mis en examen à Nanterre pour homicide volontaire sur ascendant et placé en détention, tandis que l’enquête se poursuit, notamment sur son état psychique et sa version des faits.

Rueil-Malmaison : le fils mis en examen après la mort de son père, poignardé au domicile familial
L’homme de 52 ans a succombé à une hémorragie aortique, selon l’autopsie. Le suspect, âgé de 20 ans, affirme s’être défendu et doit faire l’objet d’investigations complémentaires, dont une expertise psychiatrique.
Une intervention déclenchée par un appel de voisins
Le drame s’est noué samedi 24 janvier 2026, en soirée, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), rue Étienne-d’Orves, relate Le Parisien. Vers 22 heures, des voisins alertent la police municipale pour un différend familial dans une maison, présentée comme divisée en plusieurs appartements.
À l’arrivée des agents, un homme de 52 ans est découvert au sol, inconscient, au milieu d’une importante quantité de sang. Les premières constatations font état de blessures situées notamment au cou et au thorax.
Décès sur place et autopsie : une plaie au cœur
Les secours sont rapidement dépêchés. Les pompiers et le SAMU tentent une réanimation, sans succès : la victime décède peu après 23 heures, selon les premiers éléments communiqués aux enquêteurs.
Un examen médico-légal a ensuite relevé vingt-quatre plaies. Trois couteaux de cuisine ensanglantés ont été saisis sur les lieux, dans le cadre des constatations et scellés.
L’autopsie, réalisée le 26 janvier 2026, conclut à un décès par hémorragie aortique, consécutive à une blessure perforante au cœur.
Le fils, blessé à la main, interpellé et placé en garde à vue
Une enquête de voisinage est menée dans la foulée. D’après les déclarations recueillies, les soupçons se portent sur le fils de la victime, Gabriel, âgé de 20 ans, présent sur place au moment des premières interventions.
Le jeune homme, qui présente une blessure à la main, est conduit à l’hôpital Foch pour y recevoir des soins, puis placé en garde à vue à Nanterre, dans les locaux du service départemental de police judiciaire.
Une version de légitime défense évoquée par le suspect
Dès les premières auditions, le suspect affirme avoir agi en réponse à une agression sexuelle qu’il attribue à son père, et soutient s’être défendu. Cette version fait partie des éléments examinés par les enquêteurs, dans l’attente des vérifications et recoupements.
L’enquête doit notamment préciser la chronologie des faits, le déroulement exact de l’altercation, ainsi que l’origine des blessures relevées sur place.
Santé psychique : des investigations et une expertise attendue
Les investigations s’intéressent également à l’état psychique du suspect, sur la base d’éléments recueillis au cours des constatations et de l’enquête. Il est aussi fait état d’une consommation de résine de cannabis et d’une pratique intensive des jeux vidéo, évoquées dans le dossier d’enquête.
Un examen psychiatrique préliminaire a conclu que son état était compatible avec le placement en garde à vue. La suite de la procédure devrait inclure une expertise psychiatrique, destinée à apprécier son discernement au moment des faits.
Mis en examen à Nanterre et placé en détention
Deux jours après le drame, Gabriel, 20 ans, a été présenté à la justice lundi 26 janvier 2026 à Nanterre. Il a été mis en examen pour homicide volontaire sur ascendant, puis placé en détention provisoire.
L’enquête se poursuit sous l’autorité judiciaire afin d’établir les circonstances précises et d’examiner l’ensemble des éléments matériels, médicaux et d’audition.
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