À Châlons-en-Champagne, un ex-major de gendarmerie de l’Aube et trois proches sont mis en examen dans une affaire de revente d’informations issues du fichier des immatriculations, avec un suspect de Roubaix.

Un ex-major de gendarmerie mis en examen pour un trafic d’informations d’immatriculation
Châlons-en-Champagne : l’enquête vise un ancien gradé de l’Aube, sa fille, son gendre et un homme de Roubaix, soupçonnés d’avoir monnayé des données issues du fichier des plaques d’immatriculation, relate L’Union.
Une information judiciaire ouverte à Châlons-en-Champagne
Une procédure instruite à Châlons-en-Champagne (Marne) met en cause un ex-major de gendarmerie de la région troyenne (Aube). L’ancien gradé est mis en examen dans une affaire portant sur la vente d’informations extraites d’un fichier lié aux immatriculations de véhicules.
Dans ce dossier, trois autres personnes de son entourage familial ont également été mises en cause : sa fille et son gendre. Un quatrième mis en examen, présenté comme un homme de 34 ans originaire de Roubaix, est soupçonné d’avoir acheté ces renseignements via l’intermédiaire du gendre.
Quatre mis en examen, des mesures différentes
Selon les éléments communiqués dans le cadre de la procédure, la fille de l’ex-gendarme a été placée sous contrôle judiciaire. Son conjoint, lui, a été écroué.
Le 13 janvier 2026, les investigations ont conduit à une nouvelle mise en examen : celle d’un suspect prénommé Farid, 34 ans. Il est soupçonné d’avoir acquis auprès du gendre des informations provenant du fichier des immatriculations.
Un premier contact via Snapchat, selon l’enquête
D’après les constatations rapportées dans le dossier, le suspect roubaisien serait d’abord entré en relation avec le gendre via Snapchat. Il lui aurait proposé de fausses attestations d’assurance, un contexte présenté comme relevant d’activités illégales.
Au fil des échanges, il aurait appris que le beau-père de son interlocuteur était gendarme. L’enquête cherche désormais à préciser comment ce renseignement a pu favoriser la mise en place d’un commerce illicite de données confidentielles, via l’intermédiaire du gendre.
Des tarifs évoqués : achat 15 euros, revente jusqu’à 50
Lors de l’audience relative à une demande de mise en liberté, des montants ont été évoqués concernant la valeur de ces informations. Le suspect de Roubaix aurait acheté chaque information 15 euros, avant de la revendre entre 30 et 50 euros.
À ce stade, la procédure ne précise pas publiquement à quels destinataires finaux ces données auraient été revendues. Le suspect est notamment mis en examen pour des qualifications comprenant la corruption active et le fait de proposer ou fournir un avantage à une personne dépositaire de l’autorité publique.
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