À Échirolles (Isère), le véhicule de service de la maire Amandine Demore a été incendié dans la nuit du 12 au 13 janvier. L’élue, candidate à sa réélection le 15 mars, y voit une intimidation liée à son action contre les points de deal.

Échirolles : la voiture de la maire incendiée, l’élue dénonce une tentative d’intimidation
En pleine séquence des municipales, la maire communiste d’Échirolles (Isère) affirme que l’incendie de son véhicule de service s’inscrit, à ses yeux, dans un climat de pressions lié à la lutte contre les points de deal. Elle dit rester déterminée et maintient sa candidature.
Un fait qui s’invite dans la campagne des municipales
À quelques semaines des élections municipales, la question du narcotrafic et des points de deal s’impose dans plusieurs débats locaux. À Échirolles, près de Grenoble, la maire communiste Amandine Demore, candidate à sa réélection, a fait de la lutte contre le trafic de drogue l’une de ses priorités depuis plusieurs années.
C’est dans ce contexte que le véhicule de service de l’élue a été incendié le mois dernier. La maire explique y voir un acte d’intimidation en lien avec l’action menée par la municipalité contre les points de deal.
Une voiture incendiée dans la nuit du 12 au 13 janvier
Selon les éléments rapportés par l’élue, l’incendie s’est produit devant son domicile, dans la nuit du 12 au 13 janvier, aux alentours d’une heure et demie du matin. Elle indique avoir aperçu, après le départ du feu, des silhouettes à proximité de chez elle.
Elle évoque “des gens cagoulés”, présents sur les lieux et observant l’incendie, ce qui, à ses yeux, “laisse peu de doute” sur la nature du message envoyé.
“Tous les faisceaux” pointent, selon elle, vers le narcotrafic
Amandine Demore affirme que “tous les faisceaux” conduisent à penser que le narcotrafic pourrait être à l’origine de cet incendie, et que l’objectif serait de la dissuader de poursuivre son engagement contre les trafics.
L’élue relie cette affaire à deux ans et demi d’action municipale qu’elle juge offensive contre les points de deal, ainsi qu’à ses prises de parole publiques sur le sujet, qu’elle estime susceptibles de “déranger” les trafiquants du secteur.
Caméras et “point de deal éradiqué” : la maire revendique un bilan
La maire assure que, sur le mandat en cours, un point de deal a été “éradiqué”, au terme d’un “long travail”. Elle cite également le déploiement de caméras, qu’elle replace “sous l’autorité du parquet”, et affirme que ce dispositif “gêne” les trafiquants, raison pour laquelle la commune entend poursuivre ce déploiement.
Dans ses déclarations, elle élargit le propos en disant percevoir une volonté de “faire taire” des élus qui parlent publiquement du narcotrafic et s’y opposent.
“Personne ne me dissuadera” : une candidature maintenue
Amandine Demore affirme ne pas vouloir céder à la peur et dit assumer sa fonction “en responsabilité”. Elle déclare qu’elle restera candidate et qu’elle se présentera à sa réélection le 15 mars prochain, malgré cet épisode.
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