À la maison d’arrêt de Nîmes, un détenu a incendié sa cellule et a été brûlé sur 10% de son corps. Deux cellules sont désormais inutilisables, sur fond de surpopulation.

Il met le feu à sa cellule à Nîmes : un détenu brûlé, deux cellules inutilisables
Dans la nuit du samedi 28 février, un détenu a incendié sa cellule dans le nouveau bâtiment de la maison d’arrêt de Nîmes. Brûlé sur 10% du corps, il a été transporté à l’hôpital. L’incendie rend la cellule inutilisable, quelques semaines après un fait similaire, alors que la surpopulation carcérale est dénoncée comme critique.
Un incendie dans le nouveau bâtiment
Un détenu a mis le feu à sa cellule dans la nuit du samedi 28 février, au sein du nouveau bâtiment de la maison d’arrêt de Nîmes. Malgré l’intervention rapide des agents, l’homme a été brûlé sur 10% du corps, relate Le Midi libre.
Il a été pris en charge et transporté à l’hôpital. La cellule touchée par le sinistre est décrite comme entièrement calcinée et désormais inutilisable.
Un contexte évoqué autour d’un refus de tabac
Selon les éléments rapportés sur place, l’incendie serait lié à une altercation ou un différend autour de tabac qui aurait été refusé au détenu. À ce stade, le motif exact n’est pas présenté comme définitivement établi.
L’épisode intervient dans un établissement où les tensions du quotidien sont régulièrement amplifiées par la promiscuité et le manque de places disponibles.
Deux cellules hors service depuis début février
Ce nouvel incendie est le deuxième en moins d’un mois dans le même bâtiment. Début février, un autre détenu avait déjà incendié sa cellule et aurait, depuis, été placé au quartier disciplinaire.
« Donc on se retrouve avec deux cellules totalement hors d’usage. Dans l’une d’elles, on ne peut même plus fermer la porte », déplore Mathilde Carillo, secrétaire locale adjointe du syndicat Ufap Unsa à la maison d’arrêt de Nîmes.
Des réparations longues, des places perdues
Toujours selon la représentante syndicale, la remise en état pourrait prendre du temps, notamment en raison des délais de commande de certaines pièces. Elle cite des dégâts sur des éléments de fenêtres, susceptibles de retarder la réouverture des cellules.
Conséquence directe : au-delà des deux places théoriquement supprimées, l’impact réel sur la capacité d’hébergement peut être plus important. « Donc, si cela représente deux places théoriques, en réalité on perd quatre places voire six avec les matelas au sol », poursuit-elle.
Surpopulation : « + 243% » dans le quartier hommes
L’Ufap Unsa alerte sur un niveau de surpopulation qualifié d’extrême. « Aujourd’hui, on est à + 243% dans le quartier hommes, les deux établissements compris. On se retrouve donc au même niveau de saturation que lorsqu’il n’y avait qu’un seul bâtiment et avec des agents qui sont à bout de souffle », prévient Mathilde Carillo.
Dans ce contexte, chaque cellule rendue inutilisable complique davantage la gestion quotidienne, au moment où la surpopulation carcérale est décrite comme en hausse continue.
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