Un Américain de 27 ans, suspecté d’avoir détourné 46 millions de dollars en cryptomonnaies appartenant au gouvernement des États-Unis, a été arrêté à Saint-Martin lors d’une opération conjointe du GIGN et du FBI. L’enquête révèle une faille de sécurité inquiétante au sein même de l’administration américaine.

L’arrestation d’un suspect au cœur d’une cyber-enquête internationale
Un jeune Américain, connu en ligne sous le pseudonyme de « Lick », a été interpellé sur l’île de Saint-Martin dans la nuit de mercredi à jeudi. L’opération, menée conjointement par le GIGN de Guadeloupe et le FBI, vise un suspect soupçonné d’avoir volé 46 millions de dollars en cryptomonnaies issues de portefeuilles gouvernementaux américains.
L’arrestation a été confirmée par le directeur du FBI, Kash Patel, sur le réseau X. Sur des images diffusées, on distingue le suspect menotté, vêtu d’un jogging rouge, face à des preuves matérielles : clés USB, billets et portefeuilles numériques saisis.
Un vol au détriment du gouvernement américain
Selon des sources proches du dossier, les fonds volés appartiendraient à l’US Marshals Service, l’agence fédérale en charge de gérer les avoirs confisqués lors d’affaires criminelles.
Cette intrusion constitue une violation majeure des systèmes de gestion d’actifs numériques du gouvernement américain.
La gendarmerie nationale française, dans un communiqué, évoque une « cible prioritaire » interpellée sur le territoire français d’outre-mer. L’opération illustre la coopération judiciaire continue entre Paris et Washington.
Une trace numérique remontée par la communauté crypto
L’enquête n’aurait jamais vu le jour sans la vigilance du cyber-enquêteur indépendant connu sous le pseudonyme ZachXBT. Fin janvier, celui-ci repère un utilisateur baptisé « Lick » sur Telegram, qui exhibe sa fortune lors d’un « band for band », une compétition d’ego typique des milieux crypto.
Par mégarde, le jeune homme révèle l’adresse d’un portefeuille contenant plusieurs millions de dollars. En retraçant les flux, ZachXBT identifie un lien avec une adresse appartenant à l’État américain — des fonds issus du piratage historique de la plateforme Bitfinex en 2016.
Peu après ces révélations publiques, l’US Marshals Service ouvre une enquête officielle en coordination avec le FBI.
Une alerte sur la gestion publique des actifs numériques
Cette affaire met une nouvelle fois en lumière la fragilité de la gestion des fonds numériques par les autorités américaines.
Un rapport de CoinDesk, publié en février 2025, dénonçait déjà des lacunes dans la traçabilité des bitcoins détenus par l’US Marshals Service.
Le cas Daghita pourrait désormais pousser Washington à réviser ses protocoles de cybersécurité.
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