À Fresnes (Val-de-Marne), deux adolescents placés sous contrôle judiciaire pour le saccage de la mairie ont été arrêtés dès le lendemain après avoir attaqué une patrouille de police. L’affaire implique dix mineurs mis en examen et un préjudice total estimé à 75 000 euros.

À peine libérés, ils attaquent la police : nouvelle arrestation pour les auteurs du saccage de la mairie de Fresnes
Deux adolescents placés sous contrôle judiciaire la veille dans le cadre de l’enquête sur le saccage de la mairie de Fresnes ont été interpellés une seconde fois vendredi soir, après avoir jeté des projectiles sur un véhicule de patrouille. Au total, quatre jeunes de 16 à 17 ans ont passé la nuit en garde à vue. Une affaire qui intervient dans un contexte de tension persistante dans cette ville du Val-de-Marne.
Une récidive dès le lendemain
Selon les informations du Parisien, il est 22h45 lorsque des policiers en patrouille repèrent, rue Juliette Drouet, un groupe de plusieurs adolescents au comportement jugé suspect. À leur approche, deux individus lancent des objets en direction du véhicule de service avant de prendre la fuite. Rattrapés peu après dans le hall d’un immeuble de la rue Poterne, ils sont interpellés sans résistance. La vitre côté conducteur du véhicule administratif a été brisée lors de l’incident.
Parmi les quatre jeunes placés en garde à vue — tous âgés de 16 ou 17 ans —, deux avaient déjà fait l’objet d’un placement sous contrôle judiciaire la veille dans le cadre du dossier relatif au saccage de la mairie. À l’issue de leurs auditions, le parquet de Créteil a annoncé que les quatre gardes à vue avaient été levées « dans l’attente de suites judiciaires ».
Le saccage de la mairie : 75 000 euros de dégâts
L’origine de cette série d’événements remonte au soir du vendredi 27 mars. Ce soir-là , un groupe de jeunes s’en est violemment pris à l’hôtel de ville de Fresnes, à la veille de la cérémonie d’installation du nouveau maire Christophe Carlier (LR). Son élection marque un basculement politique sans précédent pour une ville administrée à gauche depuis près d’un siècle.
Des mortiers d’artifice ont été tirés directement sur la façade de l’édifice, tandis que l’intérieur était méthodiquement dégradé, causant un préjudice estimé à 50 000 euros. Lors de leur fuite, les auteurs ont également vandalisé plusieurs commerces du voisinage, dont une agence bancaire et une auto-école, et dérobé une minimoto. Le préjudice total est chiffré à 75 000 euros.
Dix mises en examen, des aveux partiels
Grâce au croisement des images de vidéosurveillance, des relevés d’empreintes et des contrôles d’identité réalisés dans les jours suivants, les enquêteurs ont rapidement cerné les protagonistes de cette nuit de violence. Le jeudi suivant, dix mineurs ont été mis en examen : sept ont été placés sous contrôle judiciaire et trois autres ont fait l’objet d’une mesure éducative judiciaire.
La majorité des mis en cause réside à Fresnes ; d’autres sont domiciliés dans des communes limitrophes, notamment Cachan. Durant leurs auditions, certains ont reconnu partiellement leur implication, d’autres ont nié les faits ou cherché à minimiser leur rôle. Le mobile avancé par le groupe — des tensions avec la police municipale, notamment liées à une augmentation du nombre de contraventions — a été qualifié de « très évanescent » par les enquêteurs chargés du dossier.
(Merci Yann Bourguignon)
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évanescent
adjectif
1.
littéraire
Qui s’amoindrit et disparaĂ®t graduellement.
Image évanescente.
Impression évanescente
qui s’efface, s’Ă©vanouit.
2.
(personnes, comportements)
Délicat et insaisissable.
Un air évanescent.
Déclinaisons
MACRON et les autres gouvernants sont les hauts responsables. Chut chut pas d’histoire et voilà le résultat. En 2027, nous serons avec 15 années de gauche et voilayle résultat dramatique.