Dans la nuit du 3 au 4 avril 2026 à Montreuil, un homme de 50 ans a séquestré sa compagne dans leur appartement qu’il venait de mettre en feu. Sans autre issue, la victime a sauté du troisième étage. Elle n’a pas survécu. Son compagnon est mort dans les flammes.

Montreuil : séquestrée dans un appartement en feu par son compagnon, une femme saute du troisième étage et meurt
Dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 avril 2026, un féminicide d’une violence extrême a endeuillé l’allée Gustave Courbet à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Un homme de 50 ans a volontairement incendié son appartement après y avoir enfermé sa compagne de 45 ans. Privée de toute issue, la victime a sauté du troisième étage. Elle est décédée des suites de sa chute. L’auteur présumé des faits a lui aussi perdu la vie dans l’incendie.
Une dispute nocturne aux accents de drame annoncé
Tout commence aux alentours de 00h40. Dans l’immeuble de l’allée Gustave Courbet, un voisin de palier entend éclater une nouvelle dispute entre les deux occupants du logement — des altercations qu’il qualifie de « récurrentes ». Quelques instants plus tard, une odeur de fumée s’échappe de sous la porte de l’appartement. L’homme frappe. De l’autre côté, une voix masculine lui répond qu’il ne sortira pas.
« Il a pris les clés, je ne peux pas sortir »
Pendant que les flammes gagnent du terrain à l’intérieur du logement, la compagne de l’homme est enfermée dans la chambre. C’est depuis la fenêtre qu’elle lance un appel au secours aux témoins présents dans la rue en contrebas : « Il a pris les clés, je ne peux pas sortir. » Piégée par la fumée et le feu, sans aucune échappatoire par l’intérieur, la femme de 45 ans prend la décision désespérée de sauter du troisième étage. La chute lui sera fatale. Son corps sera retrouvé sans vie au pied de l’immeuble, relate Le Parisien.
L’auteur retrouvé carbonisé à l’intérieur
À l’intérieur du logement ravagé par les flammes, les secours découvrent le corps de l’homme de 50 ans, décrit par une source policière comme « totalement carbonisé ». Les pompiers de Paris, mobilisés avec une dizaine d’engins, sont intervenus vers deux heures du matin. Il leur faudra environ trois quarts d’heure pour maîtriser l’incendie.
Une enquĂŞte ouverte, le parquet de Bobigny saisi
La préfecture de police de Paris, compétente sur le territoire de la Seine-Saint-Denis, a renvoyé vers le parquet de Bobigny, désormais en charge du dossier. Les investigations devront établir avec précision les circonstances exactes du drame, et notamment la séquence des faits ayant conduit à la mort des deux personnes. Ce féminicide par incendie s’inscrit dans une série noire de violences conjugales documentées ces dernières semaines en France.
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