À Niort, un homme de 75 ans a expulsé seul les squatteurs de son appartement et changé les serrures. Une action risquée, entre ras-le-bol et illégalité.

Niort : à 75 ans, excédé par les squatteurs, il expulse seul ses occupants illégaux
Lundi 8 juin, à Niort, un propriétaire de 75 ans a pris une décision radicale : vider lui-même son appartement squatté et en changer les serrures. Un geste fort, nourri par des mois d’impuissance, qui relance le débat sur les droits des propriétaires face aux occupants illégaux.
Un propriétaire à bout de nerfs passe à l’acte
La scène n’est pas passée inaperçue dans le quartier, relate Ouest-France. Ce lundi matin à Niort, un homme de 75 ans s’est présenté à son appartement, occupé illégalement depuis plusieurs mois. Profitant de l’absence momentanée des squatteurs, le septuagénaire a entrepris de vider les lieux seul : vêtements, sacs et effets personnels ont été sortis un à un avant d’être déposés — ou jetés — sur la voie publique, sous les yeux de riverains stupéfaits. Une fois le logement débarrassé, il a fait remplacer les serrures, coupant court à tout retour possible des occupants.
Des mois de démarches restées sans réponse
Derrière ce coup de force d’un homme âgé se cache une longue histoire d’épuisement administratif. Le retraité affirme avoir multiplié les signalements et les appels auprès des autorités compétentes, sans jamais obtenir de réponse concrète ni de calendrier d’intervention. Ce sentiment d’abandon profond l’aurait finalement convaincu qu’aucune solution légale n’était à portée de main dans un délai raisonnable. Agir seul lui est alors apparu comme la seule issue.
Se faire justice soi-même : un droit interdit, même pour le propriétaire
Si la frustration de cet homme est compréhensible, son geste n’en reste pas moins juridiquement risqué. En France, même le propriétaire légitime d’un logement ne peut pas procéder lui-même à une expulsion, sous peine de poursuites pénales. La loi impose de passer par une procédure judiciaire — obtention d’un titre exécutoire, intervention d’un huissier, concours de la force publique — quelles que soient les circonstances. Les associations de défense du logement rappellent régulièrement que ce cadre légal vise à protéger toutes les parties, y compris contre les abus.
Un débat récurrent sur les droits des propriétaires
Le cas de ce retraité niortais illustre une tension bien connue dans le débat public français. De nombreux propriétaires dénoncent des procédures jugées trop longues, trop coûteuses et insuffisamment efficaces face aux occupations illégales. La trêve hivernale, les délais d’audience et les recours possibles des occupants peuvent allonger considérablement le processus, laissant parfois les propriétaires sans solution pendant de longs mois. Pour ce septuagénaire, au terme d’un bras de fer qui aura duré bien trop longtemps selon lui, l’essentiel était ailleurs : retrouver, enfin, la maîtrise de son propre bien.
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Bravo monsieur. Si la justice ne fait rien. C’est une maliere de récupérer ce qui vous appartient.
il a très bien fait, mais il aurait du aller squatter la maison d’un bon politicien ou haut fonctionnaire (bon, on sait très bien qu’il aurait été virée manu military).