Mousthafa M., sans-abri aubagnais déjà condamné 31 fois, écope de 5 mois de prison après avoir insulté le président du tribunal et été expulsé de son procès.

Aubagne : Mousthafa M., sans-abri multirécidiviste, condamné pour la 32e fois après un procès mouvementé
Convoqué devant le tribunal correctionnel de Marseille pour outrage et violence sur des policiers municipaux, Mousthafa M., un sans-abri bien connu de la justice aubagnaise a écourté lui-même son audience en insultant le président. Il repart avec cinq mois de prison ferme, sa 32e condamnation.
Un habitué des tribunaux marseillais
Dans les couloirs du tribunal correctionnel de Marseille, cet homme n’est plus un inconnu, relate La Provence. Les policiers d’escorte et les agents municipaux d’Aubagne le connaissent bien : déjà condamné à 31 reprises, ce sans-abri s’est forgé une réputation particulière, celle de s’en prendre physiquement à ceux qui le contrarient, allant jusqu’à utiliser sa prothèse de jambe comme projectile.
Une audience qui tourne court
Ce lundi 27 juillet, l’homme comparaissait pour des faits d’outrage et de violence envers des membres de la police municipale d’Aubagne survenus cinq jours plus tôt, notamment le jet d’une canette. Son passage devant les juges n’aura duré que quelques minutes. Rapidement échauffé, il a contesté les déclarations des policiers, qu’il a jugées mensongères, avant de reprocher à la justice de ne pas lui avoir fourni un accompagnement social lors de sa dernière incarcération. L’audience a définitivement basculé lorsqu’il a lancé une insulte grossière au président du tribunal, provoquant son expulsion immédiate et manu militari de la salle.
Une peine prononcée en son absence
Privé de la présence de l’accusé, le tribunal a poursuivi l’audience sans lui. Le parquet a requis douze mois de prison ferme. Son avocate, Muriel Piquet, a plaidé pour une mesure de semi-liberté, estimant que seul un accompagnement social évitant les sorties sèches de prison pourrait rompre ce qu’elle a qualifié de “cycle infernal”. Les juges n’ont pas retenu cette option et ont condamné l’homme à cinq mois de prison ferme, portant à 32 le nombre total de ses condamnations.
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a envoyer dans un camp de travail forcé.