Un vaste réseau d’aide au séjour irrégulier, dissimulé derrière plusieurs salons de coiffure, vient d’être démantelé en Occitanie. Deux hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Plus de 280 000 euros ont été saisis lors d’une opération coordonnée dans cinq départements du Sud-Ouest.

Des salons de coiffure en couverture : un réseau d’immigration clandestine démantelé en Occitanie
Un réseau structuré d’aide au séjour irrégulier, dissimulé derrière plusieurs établissements de coiffure, vient d’être mis hors d’état de nuire en Occitanie. L’opération judiciaire, lancée le 30 mars 2026, a débouché sur la saisie de plus de 280 000 euros et l’incarcération de deux hommes désormais mis en examen.
Des contrôles administratifs déclenchent l’enquête
Selon les informations d’Actu.fr, tout a commencé par des inspections de routine dans des salons de coiffure de la région. Mandatés pour combattre la fraude, les Comités opérationnels départementaux anti-fraude (CODAF) ont, au fil de leurs vérifications, mis en lumière des irrégularités liées à l’emploi de travailleurs étrangers. Ces premiers signaux ont rapidement laissé entrevoir une organisation bien plus large qu’une simple infraction isolée.
Saisi par commission rogatoire d’un juge d’instruction du tribunal judiciaire de Foix, en Ariège, l’antenne toulousaine de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (OLTIM) a pris la main sur les investigations. Pendant plusieurs mois, les enquêteurs ont patiemment reconstitué les rouages d’un réseau tentaculaire actif dans cinq départements : l’Ariège, l’Aude, la Haute-Garonne, le Lot-et-Garonne et le Tarn.
Une organisation aux infractions multiples
Les faits reprochés aux membres du réseau sont particulièrement graves. Les enquêteurs ont établi des actes d’aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irrégulier d’étrangers en bande organisée. À ces infractions s’ajoutent l’emploi de travailleurs étrangers dépourvus d’autorisation de travail et le recours systématique au travail dissimulé. La structure identifiée présentait tous les attributs d’une organisation criminelle rodée, utilisant les salons de coiffure comme paravent légal pour masquer ses activités illicites.
Seize enquêteurs mobilisés pour le coup de filet du 30 mars
Le 30 mars 2026, les forces de l’ordre sont passées à l’action. Une opération coordonnée a été déclenchée simultanément sur plusieurs sites. Seize enquêteurs, appuyés par deux brigades cynophiles, ont procédé aux interpellations et conduit des perquisitions approfondies dans les lieux ciblés.
Le bilan des saisies s’est révélé particulièrement éloquent. Plus de 200 000 euros en espèces ont été mis au jour, dissimulés dans un coffre, une valise, ou encore glissés sous un matelas et cachés dans des vêtements. À ces liquidités s’ajoutent près de 81 000 euros gelés sur des comptes bancaires. Du matériel informatique et téléphonique, dont plusieurs smartphones haut de gamme et un ordinateur, a également été saisi.
Deux hommes placés en détention provisoire
Au terme des gardes à vue et des auditions conduites par les officiers de police judiciaire, deux individus ont été présentés au magistrat instructeur de Foix. Tous deux ont été formellement mis en examen. Lors d’un débat contradictoire devant le juge des libertés et de la détention, leur maintien en détention provisoire a été ordonné.
L’information judiciaire se poursuit. Les magistrats s’emploient désormais à mesurer l’ampleur exacte du réseau et à identifier d’éventuelles ramifications encore inconnues.
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