Six suspects, dont trois détenus, ont été placés en garde à vue suite à la découverte d’armes et d’un drapeau de l’État islamique près de la prison de Longuenesse.

Pas-de-Calais : un projet terroriste déjoué à Longuenesse ?
Un mystérieux survol de drone au-dessus du centre pénitentiaire de Longuenesse a conduit à un vaste coup de filet antiterroriste. Six individus, dont trois détenus, sont actuellement interrogés sur un potentiel projet d’attaque ou d’évasion impliquant des armes à feu et la mouvance jihadiste.
Un arsenal découvert de nuit
Selon les informations de RTL, les événements ont débuté dans la nuit du lundi 9 au mardi 10 mars à la suite d’une alerte signalant la présence d’un drone survolant l’établissement pénitentiaire. Les forces de l’ordre ont rapidement intercepté un véhicule stationné aux abords de la prison avec deux frères à son bord. Les fouilles de l’habitacle ont permis de découvrir un pistolet de calibre 9 mm approvisionné, une bouteille d’acide chlorhydrique et un drapeau de l’État islamique. Le profil de l’un des suspects, déjà connu et suivi par les services de renseignement pour sa radicalisation, a immédiatement justifié la saisine des instances antiterroristes.
L’enquête cible les détenus
Les investigations se sont rapidement accélérées pour déterminer les intentions exactes de ce duo extérieur. Dans la nuit de mardi à mercredi, trois détenus incarcérés au sein du centre pénitentiaire ont été extraits de leurs cellules et placés en garde à vue. Une quatrième personne, identifiée comme un proche des deux premiers suspects, a également été appréhendée dans la foulée. Une fouille générale de la prison a immédiatement été ordonnée pour sécuriser les lieux et rechercher d’éventuels éléments compromettants.
Poursuites pour association de malfaiteurs
Le Parquet national antiterroriste a officiellement pris la direction de ce dossier sensible. L’enquête se concentre sur des soupçons d’association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un crime, ainsi que sur la détention d’armes en lien avec une entreprise terroriste. Les investigations portent également sur la remise d’objets illicites en détention, le survol d’une zone interdite et la dissimulation de preuves. Les enquêteurs de la direction générale de la sécurité intérieure et de la police judiciaire disposent de 96 heures de garde à vue pour percer les intentions réelles de ce groupe.
(Merci Rudy van Cappellen)
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