Suspecté d’avoir assassiné quatre hommes à Choisy-le-Roi durant l’été 2025, un tunisien de 28 ans est passé aux aveux. Il justifie ses crimes par des hallucinations et de prétendues injonctions divines. Découvrez les détails glaçants de l’enquête.

Tueur en série présumé de Choisy-le-Roi : des aveux glaçants motivés par des “visions”
Après des mois d’un mutisme assourdissant, l’homme soupçonné d’avoir assassiné quatre personnes sur les berges de la Seine, dans le Val-de-Marne, durant l’été 2025, est finalement passé aux aveux. Face à la justice, il a livré un récit morbide, justifiant ses passages à l’acte par de prétendues injonctions mystiques. Une ligne de défense qui place désormais l’évaluation psychiatrique au cœur de ce dossier hors norme.
La fin d’un long silence judiciaire
Jusqu’à présent, il s’était muré dans le silence. Mis en examen et écroué pour une série de quatre homicides commis au bord de l’eau à Choisy-le-Roi, le suspect de 28 ans, originaire de Tunisie, avait systématiquement refusé de s’exprimer lors de sa garde à vue face aux enquêteurs de la brigade criminelle, ainsi que lors de son premier interrogatoire de janvier.
Cependant, la situation a basculé au mois de février, relate Le Parisien. Entendu de nouveau par la magistrate instructrice de Créteil, en présence de son interprète, l’individu a reconnu l’intégralité des faits qui lui sont reprochés. Il a ainsi admis avoir étranglé quatre hommes avant d’abandonner leurs corps dans les eaux du fleuve, déclarant se sentir désormais “soulagé” d’avoir dit la vérité.
Un mode opératoire dicté par des “hallucinations”
Lors de l’été des faits, le jeune homme survivait dans un squat aménagé dans d’anciens locaux techniques, où il a croisé la route de ses futures victimes. La première fut un jeune homme de 21 ans qu’il connaissait de vue. À la fin du mois de juillet, le mis en cause raconte avoir soudainement perçu la victime comme une entité démoniaque, après avoir scruté les nuages. Cédant à ce qu’il décrit comme un ordre de son propre esprit, il a surpris le jeune homme par-derrière pour l’étrangler mortellement.
Quelques jours plus tard, il s’en prend à une connaissance de plus longue date. Là encore, le scénario est identique : le suspect évoque des visions difformes dans le ciel mêlant bestialité et sexualité. Après s’être absenté pour prier, il affirme avoir assassiné la victime selon la même méthode. Pour tenter de rationaliser l’injustifiable, le meurtrier présumé a invoqué une supposée volonté divine, assurant que son destin et celui de ses victimes étaient déjà scellés.
Des meurtres aléatoires et une piste homophobe envisagée
Le périple meurtrier ne s’est pas arrêté là . Au début du mois d’août, c’est un trentenaire inconnu du tueur qui perd la vie, frappé puis étranglé alors qu’il semblait téléphoner. Enfin, une quatrième victime de 48 ans a subi le même sort funeste une semaine plus tard. Pour ce dernier meurtre, perpétré non loin d’un lieu de rencontres, le suspect a mentionné un comportement qu’il aurait jugé déplacé, soulevant ainsi l’hypothèse d’un crime à caractère homophobe pour les enquêteurs.
Stratégie de défense ou véritable pathologie ?
Si le suspect nie l’existence d’autres victimes à l’extérieur, il a cependant concédé avoir récemment tenté d’étrangler son propre codétenu, arguant d’une violente altercation. Ces éléments répétitifs soulèvent immanquablement la question de sa santé mentale.
A-t-il agit sous l’empire d’une psychose ou s’agit-il d’une stratégie habile visant à invoquer l’abolition de son discernement pour échapper à de lourdes sanctions pénales ? Bien que l’examen médical initial n’ait révélé aucune anomalie évidente, une expertise psychiatrique approfondie a été ordonnée. Les proches des victimes, soulagés par la fin de ce mutisme, attendent désormais avec angoisse les conclusions des experts pour comprendre comment une telle dérive meurtrière a pu se produire.
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