Quatre suspects, dont trois militants liés au groupuscule les Hussards, ont été mis en examen pour tentative de meurtre en bande organisée après avoir projeté d’éliminer un autre nationaliste à Carrières-sous-Poissy, dans les Yvelines. La police judiciaire de Versailles est intervenue in extremis.

Yvelines : un complot meurtrier au sein de l’ultradroite déjoué in extremis par la police judiciaire
À Carrières-sous-Poissy, dans les Yvelines, un homme appartenant à la mouvance ultranationaliste a failli être tué par des membres de son propre camp. La police judiciaire de Versailles, alertée en temps réel par les services de renseignement, est intervenue avant que l’irréparable ne se produise. Quatre suspects, dont trois militants d’extrême droite radicale, ont été mis en examen et placés en détention provisoire.
Une alerte transmise au bon moment
Le vendredi 13 mars au soir, selon les informations de RTL, les services spécialisés du renseignement ont transmis une information d’une gravité rare aux enquêteurs de la police judiciaire de Versailles : un homme, lui-même issu de la nébuleuse ultranationaliste, était sur le point d’être agressé à Carrières-sous-Poissy. Les policiers se sont déployés en urgence et sont parvenus à stopper l’agression avant qu’elle n’atteigne son terme. Deux hommes et une femme ont été interpellés en flagrant délit. Selon des sources proches du dossier, le commando avait pour projet de noyer sa victime dans un lac. La rapidité de l’intervention lui a probablement sauvé la vie.
Des profils bien connus de la mouvance nationaliste
Deux des trois suspects arrêtés sur les lieux étaient déjà fichés par les services de renseignement pour leurs activités au sein de l’extrême droite radicale. Ils gravitaient autour des Hussards, un groupuscule nationaliste présenté comme une résurgence directe des Zouaves Paris et du GUD — le Groupe Unité Défense, dissous par les autorités en 2024. Leur passé judiciaire parlait déjà pour eux : placés sous contrôle judiciaire à la suite de leur mise en examen pour des faits remontant à février 2025, ils avaient participé à l’attaque d’une réunion organisée par le mouvement antifasciste kurde Young Struggle, dans le Xe arrondissement de Paris.
Une présence antifasciste qui complique le tableau
Le profil de la troisième suspecte a surpris les enquêteurs. Identifiée comme proche des milieux antifascistes, sa présence au sein du commando tranche nettement avec celle de ses deux co-suspects. Les policiers émettent l’hypothèse qu’elle ait pu être manipulée et utilisée comme appât pour attirer la victime dans le guet-apens, sans avoir forcément conscience des engagements radicaux de ses complices. Cette piste reste néanmoins à confirmer au fil de l’instruction.
Un quatrième suspect arrêté deux jours plus tard
Le 15 mars, un quatrième individu a été interpellé. Lui aussi identifié comme militant ultranationaliste par les services de renseignement, il est soupçonné d’avoir été le commanditaire de cette tentative d’assassinat. À l’issue des auditions, le mobile exact de ce règlement de comptes interne demeure incertain : divergence idéologique au sein de la mouvance ou conflit d’ordre strictement personnel ? L’enquête judiciaire devra établir la vérité. Le parquet de Versailles a confirmé la mise en examen des quatre suspects pour tentative de meurtre en bande organisée et association de malfaiteurs criminelle. Tous ont été placés en détention provisoire.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.




