Un policier du centre de rétention administrative du Canet à Marseille a été condamné à sept mois de prison avec sursis pour violences aggravées sur deux étrangers sous OQTF, dont une agression commise avec un couteau. Jugé discrètement en plaider-coupable le 25 mars 2026, l’agent de 56 ans est resté silencieux tout au long de la procédure.

Un policier du CRA de Marseille condamné pour violences aggravées sur deux étrangers en rétention
Un fonctionnaire de police affecté au centre de rétention administrative du Canet, dans le 14e arrondissement de Marseille, a été reconnu coupable de violences aggravées sur deux ressortissants étrangers placés en rétention. Jugé discrètement le mercredi 25 mars 2026 dans le cadre d’un plaider-coupable, l’agent de 56 ans a accepté une peine de sept mois de prison avec sursis.
Une procédure discrète, loin des projecteurs
C’est dans la discrétion quasi totale que s’est tenue cette audience, relate La Provence. Le fonctionnaire a comparu devant le tribunal judiciaire de Marseille via une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité — la CRPC, équivalent français du plaider-coupable américain. Ce dispositif se déroule hors audience publique, dans le bureau du procureur, et se conclut par une validation rapide de la peine proposée par un juge, en présence des parties. Quelques minutes suffisent pour mettre un point final à l’affaire, sans débat contradictoire ni public.
Deux agressions distinctes au sein même du centre de rétention
Les faits se sont produits à deux reprises, en janvier puis en septembre 2025, au cœur même du CRA du Canet. À chaque fois, le policier s’en est physiquement pris à des personnes placées en rétention administrative. La seconde agression a été commise à l’aide d’un couteau, une circonstance aggravante expressément relevée par la magistrate chargée dé valider la procédure. Les charges retenues contre l’agent cumulaient ainsi deux facteurs aggravants : sa qualité de dépositaire de l’autorité publique et l’usage d’une arme.
Des victimes expulsées, absentes du prétoire
Les deux victimes, des ressortissants étrangers sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), n’étaient ni présentes ni représentées à l’audience. Expulsées depuis la survenue des faits, elles n’ont pas été en mesure de faire valoir leurs droits devant la justice française. Une absence qui n’a suscité aucun commentaire particulier au cours de cette procédure. L’avocat du prévenu s’est contenté d’évoquer un vague « contexte » pour tenter d’expliquer les actes de son client, sans entrer dans les détails.
Sept mois avec sursis : aucune peine ferme prononcée
Resté mutique tout au long de la procédure, le fonctionnaire de 56 ans a accepté la peine qui lui était proposée : sept mois d’emprisonnement avec sursis. Aucune incarcération, aucune peine complémentaire mentionnée publiquement. Cet agent, qui exerçait ses fonctions dans un lieu de privation de liberté destiné à des personnes en attente d’expulsion, repart donc libre — au terme d’une audience qui n’aura duré que quelques instants.
(Merci Laurent B.)
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