La cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé ce 25 mars 2026 les condamnations à trois mois de prison avec sursis des cinq militants identitaires de Défends Marseille, reconnus coupables de provocation à la haine raciale pour avoir déployé une banderole lors d’un concert de soutien à SOS Méditerranée en juin 2023 à Marseille.

Banderole contre SOS Méditerranée : les militants identitaires marseillais condamnés en appel
Trois mois de prison avec sursis. C’est la peine confirmée ce mercredi 25 mars 2026 par la cour d’appel d’Aix-en-Provence à l’encontre de cinq militants du mouvement d’ultradroite Défends Marseille, reconnus coupables de provocation à la haine raciale. Ils avaient déployé une immense banderole lors d’un concert de soutien à l’ONG SOS Méditerranée à Marseille en juin 2023.
Une banderole de 18 mètres au-dessus d’un concert solidaire
Le 24 juin 2023, une immense banderole de dix-huit mètres est déployée depuis le toit d’un immeuble du centre de Marseille. Le message inscrit est sans équivoque : « Qu’ils retournent en Afrique — #DefendsMarseille ». En contrebas, des centaines de personnes assistent à un concert organisé au profit de SOS Méditerranée, une ONG spécialisée dans le « sauvetage » de migrants en mer. Cinq membres du mouvement Défends Marseille, proche du sénateur marseillais Stéphane Ravier, sont rapidement interpellés après cette action revendiquée.
De l’injure à la provocation à la haine raciale
Poursuivis initialement pour injure publique à caractère racial, les prévenus voient leur qualification pénale rehaussée lors de l’audience correctionnelle de novembre 2024. Le tribunal de Marseille requalifie les faits en provocation à la haine raciale, une infraction plus lourde. Le 15 janvier 2025, le jugement tombe : quatre des cinq accusés écopent de trois mois de prison avec sursis, tandis que le cinquième — présenté comme le meneur du groupe et déjà connu de la justice pour des faits de violences — se voit infliger six mois avec sursis. Chaque condamné est en outre tenu de verser un euro symbolique de préjudice moral ainsi que cinq cents euros au titre des frais d’avocat à chacune des quatre associations parties civiles : la Licra, SOS Racisme, la Ligue des droits de l’Homme et la Maison des potes.
Un parquet plus sévère en appel, une défense sans succès
Insatisfaits du quantum des peines, les prévenus forment appel. L’audience se tient le 25 février 2026 devant la cour d’Aix-en-Provence. Lors des débats, le ministère public, de son côté, requiert des peines alourdies — six mois de prison avec sursis — pour chacun des cinq prévenus. La défense tente une nouvelle fois de démonter la qualification retenue, plaidant que le message de la banderole relèverait d’une « pensée bienveillante », sans chercher à provoquer à la haine. La cour met sa décision en délibéré au 25 mars.
La justice confirme
Ce mercredi 25 mars 2026, la cour d’appel d’Aix-en-Provence rend son arrêt. Les peines de trois mois de prison avec sursis prononcées en première instance sont confirmées à l’encontre des militants de Défends Marseille. La qualification de provocation à la haine raciale est maintenue.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.







Je comprends malgrĂ© tout les personnes qui ont affichĂ© leurs pensĂ©es…
Ils ont Ă©crit ce que tout le monde pense tout bas…. Les gens en ont marre de payer pour ces migrants et se faire agresser….
avec Emmanuel, il ne faut rien dire et subir ils ont eu tort mais il faut insister de défendre la France ,envahissement et ont subit