Un détenu de 22 ans a été retrouvé mort dans sa cellule à la maison d’arrêt de Nîmes, samedi 28 mars 2026. Le parquet a ouvert une enquête pour meurtre. Ses deux codétenus sont en garde à vue. Autopsie à venir.

Mort suspecte à la maison d’arrêt de Nîmes : une enquête pour meurtre ouverte après le décès d’un détenu de 22 ans
Ce samedi 28 mars 2026, un jeune détenu de 22 ans a été retrouvé sans vie dans sa cellule de la maison d’arrêt de Nîmes. Décédé dans la nuit, dans des circonstances encore inexpliquées, il partageait sa cellule avec deux autres prisonniers. Le parquet de Nîmes a ouvert une enquête pour meurtre. Ses deux codétenus ont été placés en garde à vue.
Une découverte lors de l’appel du matin
Chaque jour, à 7h, les surveillants pénitentiaires procèdent à l’appel règlementaire des détenus. Ce samedi matin, un agent constate qu’un jeune homme occupant une cellule à trois ne donne aucun signe de vie. En s’approchant, il réalise rapidement que le détenu ne respire plus. Il donne immédiatement l’alerte, prodigue les premiers gestes de secours et prévient les équipes médicales, relate France Info.
À leur arrivée, les secouristes tentent à leur tour de réanimer le jeune homme, sans succès. Le décès est officiellement constaté par un médecin. Selon les premières observations, il serait mort au cours de la nuit. Rien, au sein de l’établissement, ne semblait laisser présager ce dénouement.
Une enquête pour meurtre déclenchée par le parquet
Face à des circonstances indéterminées, le parquet de Nîmes a choisi d’ouvrir une enquête sous la qualification de meurtre. Les deux codétenus du défunt ont été conduits au commissariat de Nîmes pour être entendus et ont été placés en garde à vue dans le cadre de cette procédure.
Une autopsie est programmée dans les prochains jours, dont les résultats seront déterminants. Plusieurs pistes sont actuellement explorées par les enquêteurs, et la qualification pénale des faits reste susceptible d’évoluer en fonction des auditions et des conclusions médico-légales.
Un jeune homme qui devait sortir cet été
La victime avait été écrouée à la maison d’arrêt de Nîmes il y a environ trois mois, à la suite d’une condamnation judiciaire. Il purgeait une peine de courte durée et aurait normalement dû être libéré au cours de l’été 2026.
Une prison parmi les plus surpeuplées de France
La maison d’arrêt de Nîmes héberge aujourd’hui 775 détenus pour une capacité théorique de 341 places, soit un taux de surpopulation carcérale avoisinant les 230%.
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