Dix jours après la découverte de restes humains dans un bâtiment désaffecté de Rezé, le parquet de Nantes a confirmé l’identité de la victime : Morad Cappai, 44 ans, signalé disparu depuis mai 2023. Une mort d’une violence extrême aux circonstances encore inconnues.

Corps démembré à Rezé : Morad Cappai, porté disparu depuis près de trois ans, identifié comme la victime
Dix jours après la macabre découverte de restes humains dans un entrepôt abandonné de Rezé, en Loire-Atlantique, le parquet de Nantes a confirmé l’identité de la victime. Il s’agit de Morad Cappai, un homme de 44 ans dont la famille avait signalé la disparition au printemps 2023. L’autopsie révèle une mort d’une violence extrême, tandis que les circonstances du décès restent à ce stade indéterminées.
Une disparition signalée depuis le printemps 2023
Morad Cappai avait 44 ans lorsque ses proches ont alerté les autorités de sa disparition, au début du mois de mai 2023. Quelques semaines plus tard, en juin de la même année, les services de police avaient diffusé un appel à témoins afin de recueillir des informations sur son sort. Impliqué dans une association locale d’aide aux personnes sans domicile fixe dans l’agglomération nantaise, Morad Cappai était décrit comme un homme engagé dans sa communauté.
Pendant près de trois ans, sa disparition était restée sans réponse. C’est une découverte fortuite, dans la nuit du 23 au 24 mars 2026, qui a relancé l’enquête de façon dramatique, relate Ici Loire Océan.
Des restes découverts par des amateurs d’exploration urbaine
Ce sont des pratiquants d’urbex — l’exploration de bâtiments désaffectés — qui ont mis au jour la macabre scène dans un immeuble abandonné de Rezé. Dispersés dans plusieurs sacs-poubelle, des fragments de corps humain ont été retrouvés à l’intérieur de la structure. L’alerte donnée aux forces de l’ordre a immédiatement conduit à l’ouverture d’une enquête criminelle.
Les analyses médico-légales menées dans les jours suivants ont permis, dix jours après la découverte, de confirmer l’identité de la victime : Morad Cappai.
Une violence extrême attestée par l’autopsie
Les conclusions de l’autopsie dressent un tableau d’une brutalité rare. Selon les éléments communiqués par le procureur de Nantes, l’intégralité des côtes de la victime présentait des fractures. Les parties du corps retrouvées avaient été, selon les propres termes du magistrat, « soit sectionnées à l’aide d’un objet contondant, soit même arrachées ».
En revanche, l’examen médico-légal n’a pas permis d’établir avec précision la date du décès. Cette incertitude complique d’autant le travail des enquêteurs, qui cherchent désormais à reconstituer les derniers mois de la vie de Morad Cappai et à identifier les auteurs de ce crime.
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