Laurent Nuñez annonce 500 recrutements supplémentaires et des procédures allégées pour réduire les délais de traitement des titres de séjour dans les préfectures françaises. Ce que prévoit le plan du ministre de l’Intérieur.

Titres de séjour : Laurent Nuñez présente un plan de renforcement des effectifs en préfecture
Face à l’allongement persistant des délais dans les services préfectoraux, le ministre de l’Intérieur a dévoilé une série de mesures concrètes visant à accélérer le traitement des titres de séjour et à protéger les demandeurs d’une rupture de droits aux conséquences parfois dramatiques.
500 agents supplémentaires pour absorber la charge
Les services chargés du traitement des titres de séjour dans les préfectures françaises font face depuis plusieurs années à une demande croissante que les effectifs actuels peinent à absorber. Pour y répondre, Laurent Nuñez a soumis au Premier ministre ce qu’il qualifie de « plan massif », relate Ouest-France. La mesure centrale prévoit le recrutement de 500 vacataires supplémentaires, comptabilisés en équivalent temps plein. Le ministre chiffre cet effort à une augmentation de 20% des moyens humains consacrés à cette mission, une hausse significative destinée à réduire des délais qu’il reconnaît lui-même ne « cesser de s’allonger ».
Des procédures allégées sans compromis sur la sécurité
Au-delà du renforcement en personnel, le plan comprend plusieurs ajustements administratifs destinés à fluidifier les démarches. La durée de validité des empreintes biométriques sera ainsi doublée, passant de cinq à dix ans, ce qui limitera mécaniquement le nombre de convocations nécessaires pour les renouvellements. Par ailleurs, les détenteurs de titres de longue durée seront exemptés de l’obligation de déclarer leur changement d’adresse, une formalité jugée redondante au regard des informations déjà disponibles dans les bases de données administratives. Le ministre a tenu à préciser que ces allègements « ne sacrifient rien à la sécurité ».
Éviter que l’administration pénalise ceux qu’elle est censée protéger
Derrière ces annonces se cache une réalité souvent méconnue : un délai de traitement excessif peut placer un étranger pourtant en règle dans une situation irrégulière de fait. Les conséquences sont immédiates et tangibles — la perte d’un emploi, l’impossibilité de signer un contrat ou d’accéder à certains services. C’est précisément ce scénario que le ministre entend enrayer. Ces mesures doivent, selon ses termes, « permettre d’éviter les ruptures de droits pour les demandeurs », en s’attaquant aux causes structurelles du problème plutôt qu’à ses seuls symptômes.
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Honte Ă ce gouvernement.