À Rennes, la préfecture d’Ille-et-Vilaine a lancé 17 procédures d’expulsion visant des familles entières de dealers dans le quartier du Blosne. Un collectif se mobilise ce 9 avril 2026 devant le tribunal.

Rennes : des familles entières menacées d’expulsion au nom de la lutte contre le narcotrafic
Dans le quartier du Blosne, à Rennes, dix-sept procédures d’expulsion locative ont été lancées par la préfecture d’Ille-et-Vilaine dans le cadre de la loi anti-narcotrafi. Ces mesures, qui visent l’ensemble des occupants d’un logement social, touchent des familles parfois composées de jeunes enfants, sans lien direct avec le trafic de stupéfiants. Un collectif de riverains appelle à se rassembler ce jeudi 9 avril 2026 devant le tribunal judiciaire de Rennes.
Une loi récente, des conséquences familiales inédites
La loi « visant à sortir la France du piège du narcotrafic », adoptée récemment, confère au préfet un pouvoir inédit : se substituer au bailleur social pour initier une procédure d’expulsion locative dès lors qu’un occupant est impliqué dans un trafic de stupéfiants, sous réserve d’un trouble grave ou répété à l’ordre public, relate Ouest-France. C’est sur ce fondement légal que la préfecture d’Ille-et-Vilaine a ouvert dix-sept dossiers dans l’agglomération rennaise.
La particularité de ces procédures est d’une portée redoutable : en cas de décision favorable au préfet, ce n’est pas uniquement la personne mise en cause qui se retrouve sans domicile. L’ensemble des résidents du foyer — conjoints, frères, sœurs, enfants en bas âge — subirait la même sanction, quelle que soit leur implication personnelle dans les faits reprochés.
Le Blosne dans la rue : un collectif prend la parole
C’est dans ce contexte que le collectif Rennes Sud Mobilisée a décidé de hausser le ton. Des habitants du quartier populaire du Blosne, où la réalité du trafic de drogue est quotidienne et reconnue, appellent à un rassemblement devant la cité judiciaire de Rennes ce jeudi 9 avril 2026. La date est stratégique : ce jour-là , les premiers dossiers seront examinés par le juge des contentieux de la protection.
Le collectif accompagne deux familles directement concernées par ces procédures. Dans les deux situations, il s’agit de foyers en situation précaire. Dans l’un des cas, le fils majeur, déjà condamné pour trafic de stupéfiants, est actuellement en détention provisoire. Sa famille, désormais sous la menace d’une expulsion, se retrouve confrontée à ce que le collectif qualifie de « double peine ».
La préfecture défend sa position, le collectif conteste
La préfecture d’Ille-et-Vilaine affirme que ces procédures ne visent pas les familles en tant que telles, mais les ménages au sein desquels des agissements délictueux ont été constatés.
Le préfet, interrogé sur la question en février dernier, avait estimé que les parents ne pouvaient raisonnablement ignorer les activités de leurs enfants.
Une lecture que les membres du collectif rejettent fermement. Selon eux, de nombreux parents se retrouvent démunis face à des situations qui les dépassent, sans avoir les ressources nécessaires pour y faire face. Pour Rennes Sud Mobilisée, ces expulsions sont à la fois discriminantes et inefficaces. Le collectif plaide pour un renforcement des dispositifs de médiation sociale, de prévention et d’accompagnement éducatif, afin de s’attaquer aux causes profondes du narcotrafic plutôt qu’à ses effets les plus visibles.
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Parfait, encore quelque centaine de milliers qui n’ont rien Ă foutre chez nous,
ensuite apatridie des personnes partisanes de ces collectifs et envoie dans les pays de leurs protégés.
DĂ©solĂ©e, mais les parents savent ce que font leurs enfants, surtout s’ils habitent tous ensemble…
Le trafic ramène de l’argent et la famille en profite automatiquement… Ils ne se posent pas la question d’oĂą vient ce fric….