Un militaire de 33 ans condamné pour violences conjugales s’était évadé en courant du tribunal de Tarbes fin mars. Rattrapé à Saint-Malo par la gendarmerie, il est désormais incarcéré. Retour sur une affaire qui illustre les failles sécuritaires en salle d’audience.

Un militaire condamné pour violences conjugales s’évade du tribunal, rattrapé trois semaines plus tard
Condamné à 16 mois de prison ferme le 23 mars pour violences sur sa compagne, un militaire de 33 ans avait pris la fuite en pleine audience au tribunal de Tarbes, enfonçant les portes vitrées du palais de justice. Retrouvé en Bretagne par la gendarmerie, il est désormais incarcéré.
Une évasion en plein verdict
L’audience venait de s’achever. À l’annonce de sa condamnation pour des faits de violences sans incapacité sur sa compagne, commis en état de récidive légale, l’accusé a brutalement quitté le box semi-ouvert dans lequel il se trouvait. Sans hésitation, il a traversé en courant la salle d’audience, enfonçant les portes vitrées du sas d’entrée du tribunal de grande instance de Tarbes, avant de disparaître. La scène, survenue le 23 mars, a immédiatement déclenché une vaste opération de recherche.
Seize mois d’emprisonnement ferme prononcés
Le tribunal avait infligé au prévenu une peine totale de 16 mois d’emprisonnement ferme, résultant de la combinaison de plusieurs sanctions : 12 mois de prison, dont 4 mois assortis d’un sursis probatoire de deux ans, auxquels s’ajoutait la révocation d’une précédente peine de 8 mois avec sursis probatoire. Des peines complémentaires ont également été prononcées, notamment le retrait de l’autorité parentale et l’interdiction de détenir une arme pendant cinq ans — une mesure particulièrement significative pour un militaire en activité.
Rattrapé à Saint-Malo après une nouvelle tentative de fuite
Le fugitif a été localisé et interpellé dimanche par les gendarmes de Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine, soit à plus de 700 kilomètres de Tarbes, relate Europe 1. Selon le parquet, il a tenté une nouvelle fois d’échapper aux forces de l’ordre en prenant la fuite au volant d’un véhicule, sans toutefois mettre en danger les gendarmes ni les autres usagers de la route. L’interpellation s’est finalement déroulée sans incident.
Incarcéré après un silence total face au juge
Présenté jeudi devant un juge d’instruction de Tarbes dans le cadre de la procédure liée à son évasion, le militaire a choisi de garder le silence. Selon la procureure Sylvie Martins-Guedes, il n’a souhaité s’expliquer ni sur les faits qui lui sont reprochés ni sur les circonstances de sa fuite. À l’issue de cette audience, il a été placé en détention provisoire, mettant fin à trois semaines de cavale.
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