À Saint-Trojan-les-Bains, une dispute de bruit a viré au drame mortel : un quinquagénaire fragilisé par la maladie est décédé après avoir été roué de coups par son voisin. Mis en examen pour meurtre, l’agresseur est placé en détention provisoire.

Île d’Oléron : un quinquagénaire battu à mort par son voisin récidiviste, mis en examen pour meurtre
Le soir du 17 avril, un différend au sujet d’un tapage dans un immeuble de Saint-Trojan-les-Bains a dégénéré en drame fatal. Un homme de 56 ans, fragilisé par la maladie, est décédé à l’hôpital deux jours après avoir été violemment frappé par son voisin du premier étage. Ce dernier, au lourd passé judiciaire, est désormais mis en examen pour meurtre et placé en détention provisoire.
Une banale dispute de voisinage tourne à la tragédie
Dans la soirée du 17 avril, au sein d’un petit immeuble résidentiel de Saint-Trojan-les-Bains, sur l’île d’Oléron, une altercation entre voisins a basculé dans la violence la plus brutale, relate Sud-ouest. La victime, un homme né en 1968 occupant un appartement en rez-de-chaussée, avait interpellé son voisin du premier étage en raison de nuisances sonores provenant du balcon de ce dernier. Conscient du tempérament particulièrement violent de cet homme né en 1982 et déjà condamné à plusieurs reprises, il avait pris la précaution de se munir d’un nerf de bœuf à titre défensif.
Des coups d’une extrême violence
C’est pourtant l’agresseur qui a pris l’ascendant. Selon les éléments communiqués par le procureur de la République de La Rochelle, Arnaud Laraize, le voisin du dessus serait descendu avec la ferme intention d’en découdre. Il aurait fait chuter la victime d’un coup de pied, lui aurait arraché le nerf de bœuf des mains avant de lui en asséner plusieurs coups aux bras, aux jambes et aux côtes, puis aurait pris la fuite. Transporté au centre hospitalier de Rochefort, l’homme présentait des fractures des 7e et 8e côtes droites ainsi qu’un hémopneumothorax.
Malgré la gravité de ses blessures, la victime avait pu être entendue par les enquêteurs avant son décès. Elle avait affirmé que son agresseur connaissait parfaitement son état de santé précaire et avait délibérément s’acharné sur elle, « comme s’il avait cherché à la tuer », selon les termes repris dans le communiqué du procureur. L’homme est finalement décédé des suites de ses blessures dans la nuit du 19 au 20 avril.
Un récidiviste aux six condamnations
L’autopsie pratiquée a formellement établi que le décès était directement imputable aux coups reçus, écartant toute autre cause. L’agresseur, qui avait quitté son domicile après les faits, a été interpellé le 20 avril. Son casier judiciaire recensait six condamnations prononcées entre 2002 et 2024, pour des faits de conduite en état alcoolique, menaces, violences aggravées, outrage, rébellion, harcèlement sexuel et dégradation. En garde à vue, il a reconnu avoir porté les coups, invoquant « l’alcool et la colère » pour tenter d’expliquer son geste.
Mise en examen et détention provisoire
Une instruction judiciaire a été ouverte du chef de meurtre. L’homme a été formellement mis en examen et placé en détention provisoire. L’affaire est désormais entre les mains d’un juge d’instruction.
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