À Saint-Denis, un homme de 22 ans retrouvé inconscient et grièvement blessé sur la voie publique est mort trois jours plus tard. Quatre hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire.

Saint-Denis : un homme de 22 ans retrouvé grièvement blessé est mort trois jours plus tard, quatre hommes mis en examen
Retrouvé inconscient le 14 avril dans une rue de Saint-Denis, un homme de 22 ans est décédé à l’hôpital trois jours plus tard. Quatre hommes âgés d’une vingtaine d’années ont été mis en examen le 25 avril, notamment pour meurtre et séquestration avec torture ou acte de barbarie en bande organisée, avant d’être placés en détention provisoire.
Une découverte dramatique
Le 14 avril, vers 11 heures, un jeune homme de 22 ans a été découvert inconscient sur la voie publique, rue de Boulogne, à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis. Selon les premiers éléments de l’enquête, ses chevilles étaient attachées à l’aide d’un vêtement au moment de sa prise en charge.
Les secours l’ont transporté en urgence absolue à l’hôpital Delafontaine, à Saint-Denis, avant un transfert vers l’hôpital Beaujon, à Clichy, dans les Hauts-de-Seine. Son état était jugé extrêmement préoccupant dès son admission.
Des blessures très graves
Les constatations médicales ont mis en évidence de multiples blessures. La victime présentait notamment des lésions au visage, d’importants traumatismes au crâne ainsi que des traces compatibles avec des brûlures, en particulier sur le torse et les parties génitales.
Malgré sa prise en charge, son état de santé s’est rapidement aggravé. Le jeune homme est décédé le 17 avril, alors qu’il se trouvait en état de mort cérébrale.
Quatre hommes mis en examen
Dans le cadre de l’information judiciaire ouverte à Bobigny, quatre hommes nés entre 1999 et 2003 ont été interpellés le 21 avril. Le 25 avril, ils ont été mis en examen pour meurtre, enlèvement, séquestration ou détention avec torture ou acte de barbarie, vol en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime.
Les quatre mis en examen ont ensuite été placés en détention provisoire, relate Le Parisien. À ce stade, ils bénéficient de la présomption d’innocence.
Une enquête appuyée sur l’ADN et la téléphonie
L’enquête, confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne, a permis d’identifier plusieurs suspects en s’appuyant notamment sur les analyses ADN et l’exploitation de données téléphoniques.
Les investigations doivent désormais préciser le rôle exact de chacun, les lieux où la victime aurait été déplacée ainsi que le déroulement précis des violences subies avant son abandon dans la rue.
Un mobile encore indéterminé
Le motif de cette affaire demeure, à ce stade, incertain. La victime, qui vivait à Saint-Ouen, était connue des services de police pour avoir, par le passé, occupé un rôle de guetteur sur un point de deal. Pour autant, aucun élément ne permet à ce stade d’établir un lien formel entre ce dossier et un trafic de stupéfiants.
Le jeune homme était par ailleurs présenté comme sociable et amateur de boxe. Il avait également travaillé comme chauffeur de bus, notamment pour la RATP et Keolis.
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