Le directeur de la police municipale de Montélimar a été violemment agressé par un groupe d’une dizaine de personnes devant la gare de la ville. Reconnu comme représentant des forces de l’ordre, il souffre de quatre fractures au visage. Le syndicat SNSP réclame des sanctions exemplaires.

Montélimar : le directeur de la police municipale sauvagement agressé par un groupe, quatre fractures au visage
Le chef de la police municipale de Montélimar a été violemment pris à partie mercredi soir devant la gare de la ville, alors qu’il rentrait du travail en civil. Reconnu comme membre des forces de l’ordre, il a été roué de coups par plusieurs individus et souffre de fractures multiples au visage. L’affaire suscite une vive réaction syndicale et relance le débat sur la protection des policiers.
Une agression en pleine rue, devant la gare
C’est en fin d’après-midi, aux alentours de 18 heures ce mercredi 29 avril, que les faits se sont produits à Montélimar, dans la Drôme. Selon les informations du Dauphiné, le directeur de la police municipale de la ville rentrait chez lui après sa journée de travail lorsqu’il a été interpellé par un groupe d’une dizaine de personnes aux abords de la gare. Habillé en civil, rien ne le distinguait officiellement de tout autre passant. Pourtant, l’un des membres du groupe, décrit comme un individu relativement jeune, l’a reconnu et s’en est pris à lui physiquement, avant que la situation ne dégénère en agression collective. La victime a été mise à terre et frappée avec violence.
Quatre fractures au visage, quinze jours d’arrêt de travail
À l’issue de cette attaque, le fonctionnaire a été pris en charge médicalement. Le bilan est lourd : quatre fractures au niveau du visage. Un arrêt de travail de quinze jours lui a été prescrit. Le maire de Montélimar, Julien Cornillet, élu divers droite, a été l’un des premiers à communiquer publiquement sur l’incident, confirmant que la victime avait été ciblée précisément parce qu’elle avait été reconnue en tant que représentante des forces de l’ordre. À ce stade, l’agresseur principal n’avait pas encore été formellement identifié par les services de police judiciaire.
Le SNSP dénonce une violence systémique contre les forces de sécurité
Le Syndicat national de la sécurité publique (SNSP) a réagi rapidement à cette agression. Dans un communiqué, l’organisation syndicale a estimé que cet acte « illustre une nouvelle fois la montée inquiétante de la violence envers les forces de sécurité ». Le syndicat en appelle directement à l’autorité judiciaire, lui demandant de mettre un terme à ce qu’il qualifie de laxisme persistant face aux auteurs de tels actes. Pour le SNSP, les agressions perpétrées en réunion contre des représentants de l’ordre public doivent systématiquement donner lieu à des poursuites fermes, rapides et dont l’exemplarité soit visible. « La protection de ceux qui nous protègent ne peut plus être une variable d’ajustement », a martelé le syndicat.
Le maire réclame le rétablissement de la BAC et un renforcement des effectifs
Face à cet événement, Julien Cornillet a annoncé plusieurs mesures. Il a officiellement demandé à l’État de recréer la Brigade anticriminalité (BAC) de Montélimar, supprimée en 2008. En parallèle, le maire a indiqué son intention d’accélérer la mise en œuvre d’un engagement de campagne : porter les effectifs de la police municipale à cinquante agents, soit une douzaine de postes supplémentaires par rapport au contingent actuel. Des annonces qui témoignent d’une volonté politique de répondre concrètement à la dégradation du sentiment de sécurité dans la commune.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.







