Le Conseil d’État a rejeté ce jeudi le recours de la Jeune Garde et confirme sa dissolution prononcée en juin 2025 par Bruno Retailleau. Une décision définitive qui met fin à l’organisation antifasciste lyonnaise fondée par le député LFI Raphaël Arnault, dans le sillage de la mort de Quentin Deranque.

Le Conseil d’État valide Le Conseil d’État valide définitivement la dissolution de la Jeune Garde
La plus haute juridiction administrative française a rejeté ce jeudi le recours introduit par l’organisation antifasciste d’extrême gauche, entérinant ainsi sa dissolution prononcée en juin 2025. Une décision sans appel qui referme plusieurs mois de bataille juridique et ravive les débats sur les limites du militantisme radical.
Une dissolution désormais gravée dans le marbre
Le Conseil d’État a tranché sans ambiguïté : la Jeune Garde est dissoute, et le restera, rapporte Le Figaro. La juridiction suprême de l’ordre administratif a débouté ce jeudi l’organisation lyonnaise de son recours contre l’arrêté signé le 12 juin 2025 par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. Fondé par Raphaël Arnault, député La France Insoumise, le mouvement antifasciste voit s’achever sa procédure judiciaire sur une défaite totale.
L’affaire Quentin Deranque en toile de fond
Cette dissolution s’inscrit dans un contexte particulièrement chargé. Le 12 février dernier, Quentin Deranque, militant patriote, perdait la vie à Lyon dans des circonstances qui ont immédiatement mis la Jeune Garde sous le feu des critiques. Depuis lors, l’organisation et son fondateur se retrouvent au centre d’une controverse politique et judiciaire qui a pesé lourd dans l’instruction du dossier.
Deux questions de droit au cœur des débats
L’examen du recours a reposé sur deux axes juridiques majeurs : la réalité des provocations à des actes de violence visant des personnes et des biens, et la proportionnalité de la mesure de dissolution au regard des faits reprochés. Deux angles d’attaque que les avocats du mouvement espéraient exploiter pour obtenir l’annulation de l’arrêté.
Le rapporteur public dresse un tableau accablant
À l’audience, le rapporteur public n’a pas ménagé ses mots. Évoquant des provocations répétées, un manquement systématique au devoir de modération et des actes d’une particulière gravité, il a estimé que ces éléments révélaient une dérive vers une logique de milice, dont l’objectif ne se limiterait pas à un combat idéologique, mais viserait à éliminer physiquement des opposants de l’espace public. Fort de ce constat, il a conclu que l’État était pleinement fondé à recourir à l’instrument de la dissolution pour se protéger.
La défense plaidait un mouvement social de terrain
L’avocat de l’association, Paul Mathonnet, avait défendu une lecture radicalement différente. Pour lui, la Jeune Garde n’était ni un groupuscule clandestin ni une structure autonome opérant dans l’ombre, mais un mouvement social visible, ancré dans le tissu militant lyonnais. Des arguments que le Conseil d’État n’a finalement pas jugés suffisants pour remettre en cause la légalité de la dissolution.
Un précédent aux résonnances politiques
La décision rendue ce jeudi dépasse le seul cas de la Jeune Garde. Elle s’inscrit dans un débat plus large sur les conditions dans lesquelles la République peut légalement dissoudre une organisation jugée dangereuse pour l’ordre public, quel que soit son bord politique. En validant la mesure prise par le gouvernement, le Conseil d’État trace une ligne jurisprudentielle claire sur les limites tolérées du militantisme radical en France. définitivement la dissolution de la Jeune Garde
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