Une policière adjointe d’Angoulême a été mise en examen et placée en détention provisoire pour corruption passive et détournement de données, après enquête de l’IGPN.

Angoulême : une policière adjointe écrouée pour avoir vendu des informations confidentielles à des délinquants
Une policière adjointe du commissariat d’Angoulême a été mise en examen et placée en détention provisoire après avoir été interpellée par l’IGPN. Elle est soupçonnée d’avoir monnayé des informations issues de fichiers et facilité des démarches administratives au profit de délinquants.
Interpellée après plusieurs mois de surveillance
C’est à l’issue d’une enquête menée depuis plusieurs mois que des agents de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont procédé à l’arrestation de la policière adjointe, un lundi. Après une garde à vue, la jeune femme a été présentée à la justice et placée en détention provisoire dès le mercredi suivant, relate La Charente libre.
Des charges lourdes : corruption passive et détournement de données
Le procureur de la République d’Angoulême a précisé la nature des infractions retenues. La mise en examen porte sur deux chefs : le détournement de la finalité d’un traitement de données à caractère personnel — en l’occurrence le fichier d’immatriculation des véhicules — ainsi que la corruption passive par acceptation d’avantages par une personne dépositaire de l’autorité publique.
Des services rendus dans le milieu de la nuit angoulêmois
Selon les éléments de l’enquête, la policière adjointe aurait noué des contacts dans le milieu festif d’Angoulême. Elle est notamment soupçonnée d’avoir transmis, contre rémunération, des informations relatives à des procédures judiciaires en cours à des personnes directement concernées par celles-ci. Elle aurait également facilité des levées d’immobilisation de véhicules et la récupération de cartes grises au profit d’auteurs d’infractions routières, en échange d’avantages financiers ou en nature.
L’enquête se poursuit sous contrôle judiciaire
À ce stade, aucun des bénéficiaires présumés de ces services n’a encore été interpellé. Les investigations se poursuivent désormais sous la direction d’une juge d’instruction, qui pilotera la suite de l’information judiciaire. Cette affaire illustre une nouvelle fois le rôle essentiel de l’IGPN dans la détection des dérives internes à l’institution policière.
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