Six ans après sa mort lors d’un contrôle routier en Guadeloupe, deux gendarmes sont mis en examen pour homicide involontaire. Retour sur l’affaire.

Guadeloupe : deux gendarmes mis en examen pour la mort de Claude Jean-Pierre après un contrôle routier
L’affaire du décès de Claude Jean-Pierre, survenu en 2020 lors d’un contrôle routier houleux en Guadeloupe, connaît un nouveau développement judiciaire. Le parquet de Basse-Terre a confirmé la mise en examen de deux gendarmes pour homicide involontaire, six ans après les faits qui avaient provoqué une vive émotion sur l’archipel.
Une mise en examen confirmée par le parquet
La procureure de Basse-Terre a annoncé vendredi 28 août que les deux gendarmes impliqués dans ce dossier ont été formellement mis en examen sous la qualification d’homicide involontaire, rapporte Corse matin. Cette décision fait suite à une audition menée en Guadeloupe, où les deux militaires, aujourd’hui affectés hors de l’archipel, se sont déplacés spécialement.
Nés respectivement en 1994 et en 1968, ils bénéficiaient jusqu’alors du statut de témoins assistés, une étape intermédiaire dans la procédure qui ne vaut pas mise en cause formelle. Le passage à la mise en examen marque donc un tournant significatif dans l’instruction.
Les circonstances du drame de Deshaies
Les faits remontent à la fin de l’année 2020. Claude Jean-Pierre, alors âgé de 67 ans, avait été contrôlé par des gendarmes à Deshaies pour une conduite jugée hésitante. Selon les éléments communiqués par le parquet à l’époque, l’homme, sous l’emprise de l’alcool, avait résisté lors de son extraction du véhicule avant de se retrouver au sol, inerte.
Transporté au CHU de Pointe-à-Pitre, il devait décéder plusieurs jours après cette intervention. Ce drame avait immédiatement suscité une forte émotion au sein de la population guadeloupéenne.
La diffusion controversée d’images de vidéosurveillance
L’affaire avait pris une ampleur particulière en 2021, lorsque des images de vidéosurveillance avaient été partiellement diffusées, alors qu’elles étaient normalement protégées par le secret de l’instruction. Ces images montraient les gendarmes extraire brusquement Claude Jean-Pierre de son véhicule, sa tête heurtant l’habitacle au cours de la manœuvre.
Le procureur en fonction à cette période, Xavier Sicot, avait alors précisé que l’enjeu de l’enquête consistait à déterminer si la méthode d’interpellation employée était adaptée. Il avait également indiqué qu’aucun coup volontaire porté par les gendarmes n’avait été identifié sur les enregistrements.
D’un non-lieu requis à la relance de l’enquête
En février 2023, le parquet avait pourtant requis un non-lieu dans ce dossier, laissant présager une clôture de la procédure sans poursuites. Mais de nouveaux actes d’instruction ont finalement été diligentés, allant à l’encontre de ces réquisitions initiales.
Cette évolution a été accueillie avec soulagement par la famille de Claude Jean-Pierre, qui espère désormais voir la vérité établie sur les circonstances exactes de ce décès. L’instruction se poursuit pour déterminer les responsabilités éventuelles dans cette affaire qui continue de marquer la Guadeloupe.
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Bientôt l’interdiction des gendarmes sera interdite car ils sont une gène pour les chauffards alcoolisés et les malfaiteurs en général. N’oublions pas que nous sommes en période pré électorale.