Neuf militants nationalistes arrêtés en possession de couteaux à Paris le 9 mai, après l’interdiction historique du défilé du Comité du 9-Mai confirmée par le Conseil d’État.

Neuf militants nationalistes interpellés en possession de couteaux à Paris lors d’un défilé du 9-Mai historiquement interdit
Pour la première fois depuis 2008, le défilé nationaliste du Comité du 9-Mai n’a pas eu lieu dans la capitale. En marge de cette interdiction confirmée par le Conseil d’État, neuf militants ont été placés en garde à vue ce samedi, porteurs d’armes blanches.
Des arrestations dans le quartier Saint-Michel
C’est dans le 5e arrondissement de Paris, à proximité du secteur Saint-Michel, que les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de neuf personnes affiliées à la mouvance nationaliste. Les individus, repérés à quelques centaines de mètres du point de départ initialement prévu pour le rassemblement interdit, étaient porteurs de couteaux, de matraques télescopiques et de gants coqués. Une source policière a indiqué que ces militants « avaient manifestement l’intention d’en découdre ».
Les gardes à vue ont été ouvertes pour dégradations et participation à un attroupement en vue de commettre des violences. Par ailleurs, douze autres personnes ont été verbalisées dans le cadre de contrôles pour non-respect de l’arrêté préfectoral d’interdiction.
Une interdiction définitive confirmée en justice
Le rassemblement annuel du Comité du 9-Mai (C9M), qui réunit depuis plus de trois décennies les figures les plus radicales de la droite française, avait été prohibé par la préfecture de police dès le mercredi 6 mai. L’objet du défilé : rendre hommage à Sébastien Deyzieu, militant nationaliste de 22 ans décédé le 7 mai 1994 après une chute d’immeuble survenue lors d’une course-poursuite avec la police, figure érigée en « martyr » par ce courant.
Le tribunal administratif de Paris a d’abord validé l’arrêté préfectoral. Saisi en urgence par le C9M, le Conseil d’État a à son tour rejeté le recours, entérinant définitivement l’interdiction. C’est la première fois depuis 2008 que cette marche ne peut se tenir.
Une contre-manifestation également empêchée
Une mobilisation antifasciste, intitulée « Pas de nazis dans Paris », avait été organisée en réaction dans le même secteur. Elle a elle aussi été interdite par arrêté préfectoral, la préfecture cherchant visiblement à prévenir tout affrontement entre les deux camps dans les rues de la capitale.
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Félicitations à nos FDO pour ces arrestations
Ce rassemblement était interdit et ces individus ne respectent pas…
C’est vraiment inacceptable