Dans le 16e arrondissement de Marseille, un sans-abri reconnu sur caméra après le vol de 126 bouteilles d’alcool a été condamné à 12 mois de prison avec sursis.

Marseille : un sans-abri condamné pour le vol de 126 bouteilles d’alcool dans une épicerie du 16e arrondissement
Une épicerie de la place de l’église Saint-André, dans le 16e arrondissement de Marseille, a été cambriolée dans la nuit du 15 au 16 mai 2026. Bilan : 126 bouteilles d’alcool dérobées. Grâce aux images de vidéosurveillance, l’un des quatre auteurs présumés a rapidement été identifié et interpellé. Jugé ce lundi 18 mai, il a été condamné à douze mois d’emprisonnement avec sursis, malgré ses dénégations.
Une épicerie mise à sac en pleine nuit
C’est au petit matin que l’épicier a découvert les dégâts : son rideau de fer avait été forcé et sa porte vitrée fracturée, relate La Provence. En faisant l’inventaire, il a constaté la disparition de 126 bouteilles d’alcool — whisky, vodka et une soixantaine de « flashs », ces petits flacons de vodka bon marché très répandus dans les commerces de proximité. Un préjudice conséquent pour ce commerçant du 16e arrondissement.
Quatre cambrioleurs filmés, un seul identifié
Le commerce était équipé d’un système de vidéosurveillance. En visionnant les enregistrements, le propriétaire a pu observer quatre individus pénétrer dans sa boutique en pleine nuit. Trois d’entre eux portaient des cagoules. Le quatrième, en revanche, avait le visage découvert — et l’épicier a affirmé le reconnaître formellement. Il s’agissait d’un homme sans domicile fixe de nationalité portugaise, que les habitués du quartier croisaient quotidiennement aux abords de la place de l’église Saint-André. Cet homme lui rendait parfois de menus services, aidant à disposer fruits et légumes devant l’étalage, en échange d’un repas.
Interpellé le lendemain, il nie les faits
Signalé dès le lendemain matin par le commerçant aux services de police, l’homme, identifié comme Joakim D.S., a été rapidement localisé et placé en garde à vue. Il a comparu ce lundi 18 mai 2026 devant le tribunal correctionnel de Marseille pour répondre du chef de vol avec effraction.
Dans le box des prévenus, Joakim D.S. a catégoriquement contesté les faits. « Pourquoi j’aurais fait ça ? », a-t-il lancé, soulignant qu’il survivait depuis deux ans dans la rue grâce à de petits services rendus aux commerçants du quartier. Touché par un alcoolisme sévère, il a expliqué que cette relation de confiance avec l’épicier représentait l’un de ses rares ancrages dans la vie quotidienne.
Un casier judiciaire qui raconte une trajectoire de vie
Le parquet avait requis huit mois d’emprisonnement ferme. Le dossier de personnalité de Joakim D.S. révèle un casier comportant cinq mentions, relativement anciennes, qui dessinent en filigrane le portrait d’un homme progressivement déstabilisé par une rupture sentimentale douloureuse. Sa descente vers la rue semble étroitement liée à cette période de décrochage.
Douze mois avec sursis
Le tribunal a finalement prononcé une peine de douze mois d’emprisonnement avec sursis. Les trois autres auteurs présumés du cambriolage, qui avaient pris soin de dissimuler leur visage, n’ont pas été identifiés à ce stade de l’enquête.
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