Vice-procureur à Bobigny, chef de la lutte antidrogue, il consommait de la méthamphétamine depuis 5 ans. Il a comparu ce mardi devant le CSM.

Magistrat antidrogue à Bobigny : cinq ans d’addiction à la méthamphétamine et une vie secrète devant le CSM
Chef de la division antistupéfiants du parquet de Bobigny, ce vice-procureur au parcours exemplaire a comparu ce mardi devant le Conseil supérieur de la magistrature. Il a reconnu une consommation régulière de méthamphétamine sur cinq ans, dans le cadre de soirées de chemsex. Son déplacement d’office a été requis.
Une double vie derrière une carrière irréprochable
Tout, dans son parcours, forçait l’admiration, relate Le Parisien. Vice-procureur au parquet de Bobigny, cet homme de 48 ans dirigeait la division des affaires criminelles et de la délinquance organisée — la Dacrido —, unité en charge notamment de la lutte contre les trafics de stupéfiants en Seine-Saint-Denis, l’un des départements les plus touchés par la criminalité organisée en France. Ses collègues le décrivaient comme compétent et engagé, sa hiérarchie lui accordait une confiance quasi totale.
Derrière cette façade professionnelle impeccable se cachait pourtant une réalité tout autre. Depuis la fin de l’année 2019, le magistrat consommait régulièrement de la méthamphétamine, chaque week-end, dans le cadre exclusif de soirées de chemsex. Environ trois grammes par mois, pour une dépense avoisinant cinq cents euros, livrés par un dealer domicilié en Seine-Saint-Denis — c’est-à-dire sur la juridiction même du magistrat.
Un engrenage commencé dans la vulnérabilité
Lors de l’audience disciplinaire, tenue ce mardi matin portes ouvertes dans un souci affiché de transparence, le mis en cause a retracé les circonstances de son glissement. Nommé à la tête de la Dacrido peu de temps après, il est rapidement confronté aux conditions de travail dégradées du tribunal de Bobigny, bien éloignées de celles du parquet de Paris où il officiait auparavant sur des dossiers antiterroristes de premier plan, dont celui du terroriste de Toulouse.
Fragilisé par des problèmes de santé et ébranlé par ce qu’il décrit lui-même comme un syndrome de l’imposteur, il rencontre alors une personne qui lui propose des produits stupéfiants. « Je ne vais pas savoir refuser, parce qu’à ce moment-là, je suis dans une période de vulnérabilité très forte où je ne me reconnais plus », a-t-il expliqué devant ses pairs. S’ensuit, selon ses propres termes, « l’engrenage » — des années de consommation entrecoupées de tentatives de sevrage, toujours suivies de rechutes.
Découvert par hasard lors d’une enquête pour homicide involontaire
C’est une enquête sans lien direct avec lui qui va précipiter les événements. En novembre 2024, la brigade des stupéfiants parisienne, investiguant sur un décès par overdose survenu lors d’une soirée de chemsex, convoque le magistrat en qualité de témoin. Il avait hébergé un escort-boy recherché dans le cadre de cette affaire. Face aux enquêteurs — dont certains avaient travaillé sous ses ordres —, il livre spontanément l’ensemble des informations, y compris l’identité de son fournisseur. Ce dernier sera condamné à dix-huit mois d’emprisonnement en mars 2025.
Le magistrat n’a pas informé sa hiérarchie de cette convocation, ce que le CSM a qualifié d’entorse à la loyauté. La double vie ne sera finalement révélée au procureur de Bobigny qu’après un appel téléphonique direct du patron de la police judiciaire parisienne.
Des répercussions professionnelles assumées
Sur le plan pénal, l’affaire s’est soldée par une injonction thérapeutique, le parquet de Paris ayant classé sans suite. La dimension disciplinaire, en revanche, reste ouverte. Le magistrat reconnaît que sa consommation, circonscrite au week-end et à un cadre exclusivement privé, avait tout de même des répercussions sur ses journées de travail du lundi. Des difficultés à se lever, des somnolences, des absences signalées par la représentante du garde des Sceaux.
Cette dernière a requis ce mardi un déplacement d’office. Elle propose une mutation vers un poste qui ne correspondrait pas aux vœux du magistrat, qui aspirait à devenir juge des enfants. Son avocat, Maître Pierre de Combles de Nayves, a indiqué que son client jugeait ces réquisitions justes. La décision du CSM sera rendue dans les prochaines semaines.
Depuis les faits, le magistrat — désormais affecté à la division des affaires civiles du même parquet — affirme avoir définitivement cessé toute consommation de drogue.
(Merci Rudy van Cappellen)
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Tous les weekends…3 grammes par mois..? Lol
Il se fout de qui, ce toxico
Cette Ripoublique est devenu un cloaque et les hauts fonctionnaires des déchets
Qui en plus nous prennnent de haut avec l’arrogance des types qui se croient au-dessus des lois et se permettent de nous juger
Et en plus le type est recasé parce qu’il est intouchable
Tranquille
Essaie de te faire recaser dans le privé quand tu te fais serrer pour les mêmes faits
Ça commence à bien faire, l’inupunité de cette caste de dépravés
Pourquoi son identité est masquée dans tous les médias, on veut des noms.