Neuf arrestations, un million d’euros en cash saisi dans un bureau de tabac : la gendarmerie démantèle un réseau de trafic de drogue piloté depuis une prison du Gard.

Un million d’euros en cash, neuf arrestations : la gendarmerie démantèle un vaste réseau de trafic de drogue à Nîmes
Un coup de filet d’envergure a secoué Nîmes le lundi 18 mai 2026. La gendarmerie a interpellé neuf personnes, dont deux mineurs, dans le cadre d’une enquête sur un réseau de trafic de stupéfiants actif dans le Gard depuis 2023. Point culminant de l’opération : la découverte d’un million d’euros en liquide lors de la perquisition d’un bureau de tabac du centre-ville, soupçonné de servir de plaque tournante au blanchiment.
Une opération visible dans toute la ville
Dès le lundi matin, les habitants de Nîmes ont assisté à un déploiement inhabituel des forces de l’ordre, relate Le Midi libre. Les militaires de la compagnie de gendarmerie de Nîmes, appuyés par le Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) Sabre — unité spécialisée dotée d’armements et d’équipements lourds — sont intervenus simultanément dans plusieurs secteurs de la ville, notamment dans le quartier historique de l’Écusson.
Cette mobilisation impressionnante s’inscrit dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte plusieurs mois auparavant par le parquet de Nîmes, dont la procureure de la République Cécile Gensac a levé le voile dès le lendemain.
Un trafic de cocaïne et de cannabis dirigé depuis une prison
Selon les éléments communiqués par la cheffe du parquet, le réseau démantelé alimentait la région nîmoise en cocaïne et en cannabis depuis au moins 2023. Sa particularité : il était piloté depuis une maison d’arrêt du sud-est de la France, dont les occupants coordonnaient les opérations de distribution à distance.
Le mode opératoire reposait sur un système de livraisons à domicile, assuré par un réseau structuré de six livreurs identifiés au terme de l’enquête. Parmi eux, deux étaient mineurs au moment des faits. L’épouse de l’un des membres du réseau est également soupçonnée d’avoir participé activement aux activités illicites.
Un bureau de tabac du centre-ville au cœur des soupçons
L’un des éléments les plus marquants de cette affaire concerne un établissement bar-tabac bien connu du centre-ville de Nîmes. Les deux gérants du commerce sont soupçonnés d’avoir joué un rôle dans le blanchiment des fonds générés par le trafic.
Lors des perquisitions menées sur place, les enquêteurs ont mis la main sur une somme d’environ un million d’euros en numéraire, dissimulée dans divers sacs et contenants. Une découverte qui vient, selon le parquet, étayer les soupçons de participation active au réseau de stupéfiants.
Neuf personnes placées en garde à vue
Au total, neuf personnes ont été interpellées le 18 mai 2026 et placées en garde à vue. Certaines étaient déjà connues des services judiciaires, voire incarcérées pour des faits liés aux stupéfiants. D’autres, en revanche, ne présentaient aucun antécédent judiciaire.
Les investigations se poursuivent sous le contrôle du parquet de Nîmes, dans le cadre de chefs d’inculpation visant le transport, la détention, l’offre ou la cession de stupéfiants non autorisés, ainsi que le blanchiment de ces activités.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Félicitations aux GENDARMES DE NIMES, ça va faire mai à ces vendeurs de mort!
C’est une super prise.
Ce million d’euros devraient être reversé aux orphelins de la GENDARMERIE.