François Asselineau, président de l’UPR et candidat à la présidentielle 2027, sera jugé pour harcèlement et agression sexuels François Asselineau, président de l’UPR et candidat à la présidentielle 2027, sera jugé pour harcèlement et agression sexuels sur deux anciens collaborateurs de son parti..

François Asselineau renvoyé en procès pour harcèlement et agression sexuels sur deux collaborateurs
Candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2027, le président de l’Union populaire républicaine (UPR) François Asselineau sera finalement jugé par le tribunal correctionnel de Paris. La chambre de l’instruction a cassé le non-lieu dont il avait bénéficié fin 2024, sur appel du parquet.
Un renvoi en correctionnelle après un non-lieu contesté
La justice française a ordonné le renvoi de François Asselineau devant le tribunal correctionnel de Paris pour répondre de faits de harcèlement sexuel et d’agression sexuelle commis sur un collaborateur, ainsi que de tentative d’agression sexuelle sur un second membre de son entourage professionnel. Les deux chefs d’accusation sont aggravés par la circonstance d’abus d’autorité liée à ses fonctions de dirigeant de parti, relate Brut.
Ce renvoi intervient après un rebondissement judiciaire notable : en décembre 2024, le fondateur de l’UPR avait bénéficié d’un non-lieu, mettant temporairement fin aux poursuites engagées depuis 2021. Le parquet avait immédiatement interjeté appel de cette décision, ouvrant la voie à la reprise de la procédure. Les dates d’audience n’ont pas encore été communiquées.
Une affaire qui remonte à 2020
L’affaire prend sa source en mai 2020, lorsqu’un premier ancien salarié du parti dépose plainte, affirmant avoir subi du harcèlement dès son arrivée à l’UPR, et avoir été contraint d’accepter des baisers. Un second ancien collaborateur dénonce par la suite des faits d’une nature similaire. Un ancien cadre du mouvement signale également la situation au procureur de la République.
En février 2021, François Asselineau est placé en garde à vue. Au cours de cette mesure, il est confronté aux deux plaignants, qui maintiennent l’intégralité de leurs déclarations. À l’issue de la procédure, le dirigeant politique est mis en examen pour harcèlement moral, harcèlement sexuel, agressions sexuelles par personne ayant autorité et intimidation de victimes, puis placé sous contrôle judiciaire.
Des aveux partiels et des contradictions
Selon des informations publiées à l’époque, François Asselineau aurait nié tout acte d’agression sexuelle tout en reconnaissant avoir été « insistant » avec les deux plaignants, évoquant un sentiment d’« amour réciproque ». Il aurait également reconnu être l’auteur de lettres prêtes à signer, rédigées à l’avance au nom de ses victimes, dans lesquelles celles-ci étaient censées revenir sur leurs accusations — un élément particulièrement retenu dans le cadre des poursuites.
De son côté, François Asselineau a toujours catégoriquement rejeté les accusations portées contre lui, les qualifiant publiquement de « calomnies ».
Un procès à venir en pleine campagne présidentielle
Âgé de 68 ans, l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2017 avait officiellement lancé sa campagne pour le scrutin de 2027 à la fin du mois de mars dernier. Son renvoi en correctionnelle survient donc dans un contexte politique sensible, alors que les accusations qui pèsent sur lui datent de plus de six ans. Le calendrier du procès reste à déterminer.
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