Un détenu est mort dans l’incendie de sa cellule à la prison de la Santé à Paris. Retrouvé en arrêt cardiaque, il n’a pu être réanimé. Une enquête est ouverte.

Mort à la prison de la Santé : un détenu décède dans l’incendie de sa cellule
Un homme a perdu la vie dans la nuit de dimanche à lundi à la maison d’arrêt de la Santé, dans le 14e arrondissement de Paris. Retrouvé en arrêt cardiaque au cœur de sa cellule ravagée par les flammes, il n’a pu être réanimé malgré l’intervention rapide des secours.
Un panache de fumée dans la nuit parisienne
Tout commence aux alentours de 2h30 du matin. Une patrouille de police circulant rue Jean-Dolent, l’une des artères longeant l’enceinte du centre pénitentiaire, remarque d’épaisses volutes de fumée noire s’échappant d’une cellule. Les fonctionnaires alertent aussitôt leurs homologues du service pénitentiaire, qui leur confirment qu’un détenu vient de mettre le feu à sa propre cellule, relate Le Parisien.
Les pompiers de la caserne de Port-Royal, toute proche, sont dépêchés sur les lieux en quelques minutes. À leur arrivée, ils extraient le prisonnier de la cellule en feu et entreprennent immédiatement des manœuvres de réanimation cardio-pulmonaire. Les massages cardiaques se prolongent, mais restent sans effet. Un médecin constate le décès peu avant 3h40.
L’identité du détenu et les circonstances restent à établir
L’identité de la victime, la durée de sa détention et les motifs de son incarcération n’ont pas été communiqués dans l’immédiat. Le parquet de Paris a confié les investigations au troisième district de police judiciaire, chargé d’établir les circonstances exactes du drame. Les éléments disponibles laissent envisager un geste suicidaire, sans que cela soit officiellement confirmé à ce stade.
Un précédent à la Santé l’été dernier
Ce fait n’est pas sans rappeler un autre similaire survenu fin août de l’année précédente dans ce même établissement. Un homme de 40 ans, souffrant de troubles psychiatriques et à quelques semaines seulement de sa libération, avait lui aussi mis le feu à sa cellule et perdu la vie dans les flammes.
Le suicide carcéral, un fait persistant en France
Ces décès successifs remettent en lumière une réalité dénoncée depuis longtemps par les associations de défense des droits des personnes détenues. Selon l’Observatoire international des prisons, la France enregistre en moyenne un décès en détention tous les deux à trois jours, majoritairement par suicide. En 2022, 125 personnes incarcérées se sont donné la mort entre les murs d’une prison française.
La France figure parmi les pays européens affichant les taux de suicide carcéral les plus élevés de l’Union. À profil démographique comparable — âge et sexe confondus —, les personnes détenues se suicident six fois plus que le reste de la population.
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