Sous bracelet électronique, un multirécidiviste de 47 ans a volé des bijoux en or à Biarritz avant de les jeter dans les toilettes. Il écope de 8 mois ferme.

Biarritz : sous bracelet électronique, il vole des bijoux en or et tente de faire disparaître les preuves
Déjà condamné dix-sept fois, un homme de 47 ans comparaissait en urgence devant le tribunal judiciaire de Bayonne ce lundi 1er juin. Pris en flagrant délit grâce à la vidéosurveillance de sa victime, ce multirécidiviste avait dérobé des bijoux dans un appartement biarrot en utilisant un trousseau de clés passe-partout PTT. Il était encore sous bracelet électronique au moment des faits. Le tribunal l’a condamné à huit mois de prison ferme.
Un casier judiciaire chargé, une récidive de plus
Dix-sept condamnations au compteur, majoritairement pour des faits de vol. C’est avec ce lourd passé judiciaire que cet homme de 47 ans, père de deux enfants et gravement malade, s’est retrouvé une nouvelle fois face à la justice, relate Ici Pays basque. Le 23 avril dernier, il s’introduisait dans un appartement de Biarritz en plein après-midi, armé d’un trousseau de douze clés passe-partout PTT acheté sur Internet. Une méthode rodée qui lui a permis d’accéder à la boîte aux lettres de la victime, puis aux clés de son logement.
Au moment des faits, l’individu se trouvait pourtant sous bracelet électronique, dans le cadre d’une précédente condamnation. Une circonstance aggravante qui n’a pas manqué de frapper la présidente du tribunal, Maud Bouetel, qui a dénoncé un acte d’“auto-sabotage”.
Pris en flagrant délit par sa propre vidéosurveillance
Il est 15 heures lorsque la situation bascule. Le locataire de l’appartement, alerté par son système de vidéosurveillance connecté, constate en temps réel qu’un individu s’est introduit chez lui. Il prévient immédiatement les forces de l’ordre. Les policiers de Biarritz, qui connaissent bien le suspect, se rendent rapidement à son domicile aux alentours de 17 heures.
Mais l’homme, pris de panique à l’approche des agents, tente de faire disparaître les preuves. Il jette les bijoux dérobés dans les toilettes et actionne la chasse d’eau. Seules quelques boucles d’oreilles échappent au gouffre. Colliers et bagues, eux, disparaissent définitivement. Une perte irrémédiable pour les victimes, dont l’avocat a souligné que ces objets avaient également une valeur sentimentale importante.
“Je n’avais plus d’argent pour finir le mois”
Devant le tribunal, le prévenu n’a pas cherché à nier les faits. Il a reconnu l’intégralité des charges retenues contre lui et livré une explication économique : sans ressources suffisantes pour boucler son mois, il avait décidé de revendre les bijoux volés. Il a également expliqué s’être procuré son trousseau de clés sur Internet, outil qui lui avait permis d’accéder sans effraction apparente au domicile de sa victime.
Son avocat a plaidé la misère plutôt que la malveillance, décrivant son client comme “un monte-en-l’air ou un crève-la-dalle”, insistant sur le fait qu’il avait tout reconnu et coopéré. Le parquet, lui, avait requis dix mois de prison ferme. Le procureur de la République Jean-Claude Belot avait dénoncé une trahison de confiance flagrante, notamment vis-à-vis du dispositif de surveillance électronique censé encadrer le prévenu.
Huit mois ferme, sans mandat de dépôt
Le tribunal judiciaire de Bayonne a rendu son verdict : huit mois d’emprisonnement ferme, en deçà des réquisitions du parquet. Aucun mandat de dépôt n’a été délivré à l’issue de l’audience. C’est donc le juge d’application des peines (JAP) qui devra déterminer les modalités concrètes d’exécution de cette peine, en tenant compte notamment de l’état de santé du condamné.
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