Condamné en 2020 à 22 ans de réclusion pour recrutement au profit de Daesh, Mourad Farès a été déchu de la nationalité française par décret paru au Journal officiel le 11 juin 2026.

Mourad Farès, recruteur jihadiste condamné à 22 ans, déchu de la nationalité française
Ancienne figure centrale du recrutement pour l’État islamique en Syrie, Mourad Farès a officiellement perdu la nationalité française. La mesure, actée par décret publié au Journal officiel ce jeudi 11 juin 2026, vise un homme de 42 ans dont le parcours criminel a marqué plusieurs grandes affaires de terrorisme jugées à Paris.
Un décret au Journal officiel
C’est par la voie réglementaire que la rupture est consommée, relate Le Parisien. Un décret paru ce jeudi au Journal officiel officialise la déchéance de nationalité de Mourad Farès, né en septembre 1984 à Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie, de parents immigrés marocains. Âgé de 42 ans, il avait été condamné en 2020 par la cour d’assises spéciale de Paris à vingt-deux ans de réclusion criminelle, assortis d’une période de sûreté aux deux tiers.
La législation française encadre strictement cette procédure : la déchéance de nationalité ne peut être prononcée qu’à la condition que la personne concernée possède une autre nationalité au préalable, afin de ne pas créer de situation d’apatridie. Dans le cas de Mourad Farès, le décret ne précise pas quelle est cette seconde nationalité.
Un recruteur au cœur de plusieurs affaires terroristes
Le nom de Mourad Farès a émergé dans de nombreuses procédures judiciaires liées aux filières d’acheminement vers la Syrie, instruites à Paris. Il apparaît notamment dans le dossier du départ de dix jeunes Strasbourgeois vers les zones de combat, en décembre 2013, ainsi que dans les affaires concernant Tyler Vilus, djihadiste français membre de l’État islamique, et un des auteurs des attentats du 13 novembre 2015.
Selon les éléments retenus par les magistrats, il aurait organisé, jusqu’à la mi-2013, plusieurs réunions à Paris, Strasbourg et Lyon, destinées à préparer des départs en Syrie. Il a lui-même franchi le pas en juillet 2013, traversant l’Europe en voiture avec trois complices, après avoir perçu plusieurs virements bancaires dont l’origine a été examinée au cours de l’instruction.
Des faits d’armes niés, une responsabilité établie
Lors de son procès, Mourad Farès a réfuté avoir participé à des combats sur le sol syrien. Le ministère public a néanmoins établi qu’il avait pris part à des actions armées au sein du groupe État islamique en Irak et au Levant (EIIL), avant de rejoindre la brigade du djihadiste français Omar Diaby, affiliée au Front al-Nosra, alors branche syrienne d’Al-Qaïda.
La cour d’assises l’a reconnu coupable d’avoir dirigé cette unité de combattants francophones début 2014, en l’absence d’Omar Diaby, parti au Sénégal. À son retour en Syrie, en février-mars 2014, une dispute entre les deux hommes — que Farès a décrit comme n’étant pas une lutte de pouvoir — a conduit à son départ du groupe, puis de la Syrie quelques mois plus tard.
Remis à la France dès 2014
Arrêté en Turquie, Mourad Farès a été extradé et remis aux autorités françaises en septembre 2014. Il a par la suite collaboré avec les enquêteurs, ce qui n’a pas empêché la justice de prononcer à son encontre une lourde peine. La déchéance de nationalité constitue désormais une sanction complémentaire à sa condamnation, illustrant la volonté des pouvoirs publics de mettre en œuvre tous les outils juridiques disponibles face aux auteurs d’actes de terrorisme.
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L’interdiction de territoire, ou l’oqtf,c’est pour quand?
Bon, il est déjà dehors, ou pas? Expulsé dans son shit hole, ou pas?